Cour de cassation, chambre sociale, 22 janvier 2020 — n° 18-16.730
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge peut-il ordonner le repositionnement d'un salarié victime de discrimination syndicale à un coefficient de rémunération sans vérifier que ce coefficient correspond à un échelon de la grille de classification conventionnelle applicable dans l'entreprise ?
Principe retenu
La réparation intégrale d'un dommage oblige à placer celui qui l'a subi dans la situation où il se serait trouvé si le comportement dommageable n'avait pas eu lieu. Si le juge peut ordonner le reclassement d'un salarié victime de discrimination, il doit déterminer, au regard de la grille de classification conventionnelle applicable dans l'entreprise, à quel coefficient de rémunération le salarié serait parvenu en l'absence de discrimination. Il ne peut se contenter de fixer le coefficient à la moyenne du panel de comparaison sans vérifier que ce coefficient correspond à un échelon de la grille.
Faits clés
- Salarié engagé le 17 août 1987 comme tourneur
- Élu délégué du personnel sur listes CGT en 2005, 2009, 2013
- Membre suppléant du CHSCT en 2011
- Saisine du conseil de prud'hommes le 22 avril 2014 pour discrimination syndicale
- Cour d'appel a ordonné repositionnement à 298 points sur la base de la moyenne du panel
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la discrimination syndicale ?
Quel est le principe de réparation intégrale ?
Le juge peut-il ordonner un repositionnement à un coefficient moyen du panel ?
Quels sont les recours pour un salarié victime de discrimination syndicale ?
Comment prouver une discrimination syndicale ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement