Cour de cassation, 2ème chambre civile, 28 novembre 2019 — n° 18-17.946
Synthèse de la décision
Question juridique
En cas de nouvel envoi tardif de l'avis d'arrêt de travail après avertissement, la sanction applicable est-elle exclusivement la réduction de 50% des indemnités journalières, sans possibilité de modération par le juge ?
Principe retenu
En cas de nouvel envoi tardif de l'avis d'arrêt de travail, après un avertissement, la sanction prévue par l'article D. 323-2 du code de la sécurité sociale est exclusivement la réduction de 50% des indemnités journalières. Cette mesure, se rapportant aux conditions d'attribution des indemnités journalières, n'est pas susceptible de modération par le juge.
Faits clés
- L'assuré a fait l'objet d'un avertissement pour un premier envoi tardif de son avis d'arrêt de travail.
- Dans les vingt-quatre mois suivant la date de prescription de l'arrêt, l'assuré a de nouveau envoyé tardivement son avis d'arrêt de travail.
- L'envoi tardif a eu lieu avant la fin de la période d'interruption de travail.
- La caisse primaire d'assurance maladie a réduit de 50% le montant des indemnités journalières.
- L'assuré a contesté cette réduction devant le juge.
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Quelle est la sanction en cas de nouvel envoi tardif de l'avis d'arrêt de travail après un avertissement ?
Le juge peut-il réduire la sanction prévue pour l'envoi tardif de l'avis d'arrêt de travail ?
Que se passe-t-il si j'envoie mon arrêt de travail en retard une première fois ?
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