Cour de cassation, cr, 9 mai 2018 — n° 17-82.178
Synthèse de la décision
Question juridique
La condamnation pour agression sexuelle peut-elle être maintenue lorsque les mentions de l'arrêt ne précisent pas l'identité du magistrat ayant donné lecture de la décision et que le prévenu conteste l'interprétation de ses déclarations ainsi que l'intention sexuelle du geste reproché ?
Principe retenu
Les mentions de l'arrêt permettent de vérifier que la décision a été lue par l'un des magistrats ayant participé aux débats et au délibéré, même si son identité n'est pas précisée. La cour d'appel justifie légalement la déclaration de culpabilité lorsqu'elle apprécie souverainement les éléments de preuve et ne dénature pas les propos du prévenu.
Faits clés
- Une étudiante a porté plainte pour une agression sexuelle commise dans un TER le 13 janvier 2014
- Le prévenu, militaire, aurait posé une main sur la tête de la victime et l'autre sur son sexe pendant le trajet
- La victime a déclaré avoir bougé et repoussé la main du prévenu, lequel aurait ensuite recommencé
- Le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à quatre mois d'emprisonnement avec sursis
- La cour d'appel d'Angers a confirmé la condamnation le 23 mars 2017
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Pourquoi le pourvoi du prévenu a-t-il été rejeté ?
L'arrêt devait-il mentionner le nom du magistrat ayant lu la décision ?
Quels faits étaient reprochés au prévenu ?
Comment la cour d'appel a-t-elle répondu à l'argument du geste involontaire ?
Quelle peine a été prononcée ?
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