Cour de cassation, 1ère chambre civile, 16 novembre 2017 — n° 17-24.072
Synthèse de la décision
Question juridique
Une cour d'appel peut-elle ordonner la mainlevée du placement d'un mineur étranger à l'aide sociale à l'enfance sans rechercher s'il dispose d'un représentant légal en France ou s'il est effectivement pris en charge par une personne majeure ?
Principe retenu
Lorsqu'un mineur est temporairement ou définitivement privé de la protection de sa famille, le juge doit statuer en considération stricte de son intérêt et vérifier concrètement les conditions de sa prise en charge. La mainlevée du placement ne peut être prononcée sans rechercher si le mineur dispose d'un représentant légal sur le territoire national ou s'il est effectivement pris en charge par une personne majeure.
Faits clés
- Le mineur concerné est un étranger privé temporairement ou définitivement de la protection de sa famille
- Il était placé auprès de l'aide sociale à l'enfance
- Ses parents exerçaient l'autorité parentale depuis l'étranger
- Le mineur avait des relations sociales et familiales en France
- La cour d'appel a ordonné la mainlevée du placement
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Pourquoi la cour d'appel ne pouvait-elle pas se contenter de constater que les parents exerçaient l'autorité parentale depuis l'étranger ?
Les relations familiales et sociales du mineur en France suffisent-elles à justifier la fin de son placement ?
Quel est le critère essentiel pour décider du maintien ou de la levée du placement ?
Que devait rechercher concrètement la cour d'appel ?
Quelle est la conséquence d'une décision qui ne procède pas à ces vérifications ?
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