Cour de cassation, comm, 8 novembre 2017 — n° 16-10.850
Synthèse de la décision
Question juridique
Une composition graphique créée à partir d'éléments préexistants ou banals peut-elle être protégée par le droit d'auteur lorsque leur combinaison et leur présentation seraient susceptibles de révéler l'empreinte de la personnalité de l'auteur ?
Principe retenu
L'originalité d'une œuvre peut résulter de la combinaison d'éléments connus ou banals lorsque cette combinaison traduit un choix créatif et l'empreinte de la personnalité de l'auteur. Les juges doivent rechercher concrètement si la composition revendiquée porte cette empreinte ; à défaut, leur décision peut être privée de base légale.
Faits clés
- M. Y., ancien intervenant des sociétés E... J..., avait réalisé un logo et des vignettes graphiques pour leur identité visuelle.
- La composition revendiquée associait notamment des arbustes, un palmier, un sac en toile de jute, des tonneaux, des caisses, un ruban et une typographie ancienne.
- La composition comportait également une représentation à la plume du créateur de la maison E... J..., inspirée d'une photographie.
- La cour d'appel a considéré que plusieurs éléments étaient préexistants, banals ou simplement exécutés par décalque.
- Elle a rejeté la demande de M. Y. en contrefaçon de ses droits d'auteur en affirmant que la combinaison des éléments ne présentait pas d'originalité.
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Une œuvre composée d'éléments banals peut-elle être protégée ?
Quels éléments figuraient dans la composition revendiquée par M. Y. ?
Pourquoi la cour d'appel avait-elle refusé la protection par le droit d'auteur ?
Quelle critique était adressée à la décision de la cour d'appel ?
Le fait de reprendre une photographie exclut-il nécessairement toute originalité ?
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