Cour de cassation, 2ème chambre civile, 8 juin 2017 — n° 15-20.550
Synthèse de la décision
Question juridique
L'assureur subrogé dans les droits d'un conducteur victime peut-il obtenir le remboursement intégral des indemnités versées à son assuré, ou son recours doit-il être limité en raison du partage de contribution entre conducteurs impliqués ?
Principe retenu
Par l'effet de la subrogation, l'assureur qui a indemnisé le conducteur victime est investi de l'ensemble des droits et actions dont celui-ci disposait contre le responsable ou son assureur. Son recours subrogatoire porte sur l'intégralité des prestations indemnitaires ou avances versées, dans la limite des droits de l'assuré, sans être réduit au motif que l'assureur n'a pas lui-même la qualité de victime au sens de la loi du 5 juillet 1985.
Faits clés
- Un conducteur a été victime d'un accident de la circulation impliquant plusieurs véhicules terrestres à moteur
- Le conducteur victime avait droit à l'indemnisation de l'intégralité de son préjudice
- Son assureur lui avait versé des prestations indemnitaires ou une avance sur indemnités en exécution du contrat d'assurance
- L'assureur a exercé un recours subrogatoire contre la personne tenue à réparation ou son assureur
- La cour d'appel a limité ce recours à la moitié des sommes versées
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la subrogation de l'assureur après un accident ?
L'assureur peut-il demander le remboursement de toutes les sommes versées au conducteur victime ?
Le recours de l'assureur doit-il être réduit de moitié lorsqu'aucune faute des conducteurs n'est établie ?
L'assureur doit-il lui-même être une victime au sens de la loi du 5 juillet 1985 ?
Que se passe-t-il si une cour d'appel limite le recours subrogatoire à la moitié ?
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