MOTIFS DE LA DÉCISION
Il est fait renvoi aux écritures pour un plus ample exposé des éléments de la cause, des moyens et prétentions des parties conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procédure civile.
Sur la garantie légale de conformité
L’expert, dans son rapport du 18 avril 2024, après examen du véhicule CITROEN BERLINGO, mentionne qu’il a constaté :
- Faisceau moteur : passage inadapté des fils
- Claquement moteur à froid lors du démarrage
- Fil dénudé sur le faisceau moteur
Il en conclura que le véhicule présente une anomalie d'injection le rendant impropre à l'usage et il émet 2 hypothèses concernant les anomalies rencontrées : soit une pompe injection incompatible ou soit une électrovanne d'avance hors d'usage.
Pour l’expert, le véhicule a été mis en vente par la société AUTO-NEGOCE.FR alors qu'il était défectueux.
Au regard de ces conclusions, que la société AUTO-NEGOCE.FR n’a pas contesté à l’audience, alors qu’elle avait été absente à l’expertise où elle avait été régulièrement conviée, la garantie légale de conformité est applicable.
La société AUTO-NEGOCE.FR était, selon l’article L217-3 du code de la consommation, tenue de délivrer un véhicule conforme au certificat de cession du 25 février 2023 et de répondre aux défauts de conformité existant au moment de la délivrance de ce véhicule.
Elle n’a pas respecté cette obligation.
Conformément à ce même article, ces défauts sont apparus dans un délai de deux ans à compter du 25 février 2023 et Monsieur [O] a, dès le 30 janvier 2024, manifesté son intention de mettre en œuvre la garantie légale de conformité, ce qu’il a confirmé par la lettre en recommandé en date du 19 avril 2023.
En conséquence, il peut être retenu les dispositions de l’article L217-8 du code de la consommation qui disposent qu’en cas de défaut de conformité, le consommateur a droit à la mise en conformité du bien par réparation ou remplacement ou, à défaut, à la réduction du prix ou à la résolution du contrat, dans les conditions énoncées à la présente sous-section.
Il est ainsi fait droit à la demande de Monsieur [O] de prononcer la résolution de la vente intervenue le 25 février 2023.
Il est de jurisprudence constante que la résolution d’une vente remet les parties dans l’état dans lequel elles étaient avant cette vente, quand bien même le véhicule objet du litige aurait roulé.
En conséquence, la société AUTO-NEGOCE.FR est condamnée à rembourser à Monsieur [O] la somme de 2999 euros.
Elle est condamnée, dès remboursement de cette somme, à reprendre possession du véhicule CITROEN BERLINGO immatriculé [Immatriculation 3]( (nouvelle immatriculation GM 394 ZP) ou le faire reprendre, à ses frais, en tout lieu qui lui sera indiqué par Monsieur [O] dans un délai d'un mois à compter de la signification du jugement.
Sur la demande de remboursement des frais de réparation
Monsieur [O] produit deux factures de réparation d’AUTO SPEED 28, à son nom, pour :
- la remise en état, le 13 avril 2023, du faisceau électrique au boîtier BSM pour un montant de 690,48 euros ;
- le remplacement de la sonde radiateur, le 25 avril 2023, d’un montant de 596, 80 euros.
La facture d’AUTO SPEED 28 du 4 avril 2023, d’un montant de 481, 36 euros, a été établie au nom de la société AUTO-NEGOCE.FR qu’elle a réglée personnellement, comme déclaré le jour de l’audience.
Les autres travaux complémentaires évoqués par Monsieur [O] ne sont pas justifiés.
La société AUTO-NEGOCE.FR est condamnée à lui rembourser la somme de 1287, 28 euros.
Sur la demande de remboursement des fais de gardiennage
Monsieur [O] n’a pas pu utiliser son véhicule immobilisé au sein du garage BIGOT lequel lui réclame la somme de 650 euros TTC pour le gardiennage entre le 1er juin et le 26 juin 2024 selon la lettre A/R qu’elle lui a adressée.
La société AUTO-NEGOCE.FR, à l’origine de cette immobilisation, est condamnée à lui verser la somme de 650 euros.
Sur les frais irrépétibles
Il n'apparaît pas équitable de laisser à la charge de Monsieur [O] les frais non compris dans les dépens qui ont été exposés dans le cadre de la présente instance.
Il y a donc lieu à condamner la société AUTO-NEGOCE.FR à lui payer la somme de 700 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile.
Sur les dépens
En application des dispositions de l’article 696 du code de procédure civile, la société AUTO-NEGOCE.FR qui succombe est condamnée aux entiers dépens de l’instance.