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Cour de cassation, chambre sociale, 18 mars 2026 — n° 24-21.643

Rejet Publication : b ECLI : ECLI:FR:CCASS:2026:SO00208

Synthèse de la décision

Question juridique

Quel est le montant de la contribution de l'employeur au contrat de sécurisation professionnelle ?

Principe retenu

L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.

Faits clés

  • Employeur participant au financement du contrat de sécurisation professionnelle
  • Versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis
  • Limite de trois mois de salaire
  • Cotisations et contributions obligatoires incluses
  • Indemnité légale prévue à l'article L. 1234-1 du code du travail

Articles cités

article L. 1233-68 du code du travail article L. 1233-69 du code du travail article L. 1234-1 du code du travail

Exposé du litige

Faits et procédure 1. Selon l'arrêt attaqué (Paris, 15 novembre 2024), Pôle emploi devenu France travail a délivré, le 24 septembre 2019, une contrainte à l'encontre de la société SEA avocats (la société) au titre de la contribution au financement du contrat de sécurisation professionnelle auquel avait adhéré son ancienne salariée, Mme [X], engagée en qualité de juriste et dont le contrat de travail avait été rompu le 4 mars 2019, à l'issue du délai de réflexion dont elle disposait. 2. Faisant valoir que la salariée avait retrouvé un emploi à compter du 3 avril 2019, la société a saisi le pôle social du tribunal judiciaire pour contester cette contrainte.

Motivations de la décision

Réponse de la Cour 4. Selon l'article L. 1233-67 du code du travail, l'adhésion du salarié au contrat de sécurisation professionnelle emporte rupture du contrat de travail. Cette rupture qui ne comporte ni préavis ni indemnité compensatrice de préavis ouvre droit à l'indemnité prévue à l'article L. 1234-9 et à toute indemnité conventionnelle qui aurait été due en cas de licenciement pour motif économique au terme du préavis ainsi que, le cas échéant, au solde de ce qu'aurait été l'indemnité compensatrice de préavis en cas de licenciement et après défalcation du versement de l'employeur représentatif de cette indemnité mentionné au 10° de l'article L. 1233-68. 5. Il résulte des articles L. 1233-68, 10° et L. 1233-69 du code du travail que l'employeur participe au financement du contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentatif de l'indemnité compensatrice de préavis dans la limite de trois mois de salaire majoré de l'ensemble des cotisations et contributions obligatoires afférentes. 6. Il s'en déduit que la contribution de l'employeur qui correspond à l'indemnité compensatrice de préavis que le salarié aurait perçue s'il n'avait pas bénéficié du dispositif et qui ne peut être inférieure à l'indemnité légale prévue à l'article L. 1234-1 du code du travail, est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail et ne peut en conséquence être réduite du fait que celui-ci a retrouvé un emploi. 7. Le moyen qui soutient le contraire n'est donc pas fondé.

Dispositif

PAR CES MOTIFS, la Cour : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société SEA avocats aux dépens ; En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par la société SEA avocats ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé publiquement le dix-huit mars deux mille vingt-six par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.

Questions fréquentes

Comment se calcule la contribution de l'employeur au contrat de sécurisation professionnelle ?
L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.
Quel montant l'employeur doit-il verser pour le contrat de sécurisation professionnelle ?
L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.
Quels sont les droits du salarié concernant l'indemnité compensatrice de préavis ?
L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.
Que faire si l'employeur ne verse pas l'indemnité compensatrice ?
L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.
Est-ce que la contribution de l'employeur change si le salarié retrouve un emploi ?
L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.
Quelles sont les obligations de l'employeur en matière de contrat de sécurisation professionnelle ?
L'employeur doit financer le contrat de sécurisation professionnelle par un versement représentant l'indemnité compensatrice de préavis, dans la limite de trois mois de salaire, majoré des cotisations et contributions obligatoires. Cette contribution est due indépendamment de la situation du salarié après la rupture du contrat de travail.

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