FAITS, PROCÉDURE, MOYENS ET PRETENTIONS DES PARTIES
Mme [M] [T], dont le véhicule était assuré auprès de la société Macif, a été victime d'un accident de la circulation impliquant le véhicule de M. [Z] [B], assuré auprès de la société Generali IARD.
Saisi par Mme [T], par ordonnance du 8 mars 2023, le juge des référés du tribunal judiciaire de Valence a ordonné une expertise confiée au Dr [Q] et condamné la société Macif à payer à Mme [T] une provision complémentaire à celle adressée amiablement.
L'expert a retenu que l'état de Mme [T] n'était pas consolidé.
Par exploits de commissaire de justice des 5 décembre 2024 et 5 mars 2025, Mme [T] a fait assigner la société Generali IARD devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Valence aux fins d'obtenir l'organisation d'une nouvelle expertise et l'allocation d'une somme provisionnelle en réparation de ses préjudices.
Par ordonnance du 16 mars 2025, le juge des référés du tribunal judiciaire de Valence a :
Ordonné la jonction des procédures,
Rejeté pour défaut d'intérêt la demande de la société Generali IARD quant au rappel de la possibilité de saisir le juge en charge du contrôle des expertises,
Au principal, renvoyé les parties à se pourvoir ainsi qu'elles aviseront,
Mais dès à présent, par provision,
Ordonné une mesure d'expertise et désigné pour y procéder le Docteur [X] [U], expert inscrit auprès de la Cour d'appel de Grenoble, demeurant au [Adresse 4] à [Localité 5] (26) Tél : [XXXXXXXX01], Mail : [Courriel 1], lequel aura pour mission de, si besoin avec l'aide d'un ou des sapiteurs, de :
- Se faire communiquer par la demanderesse, ou par un tiers, ou de ses ayants-droits, même sans l'accord de l'intéressé, mais en le recherchant, tous documents utiles à sa mission,
- Fournir le maximum de renseignements sur l'identité de la partie demanderesse, ses conditions d'activités professionnelles et de vie, son niveau scolaire, son statut exact, sa formation,
- Entendre contradictoirement les parties, leurs conseils convoqués ou entendus (ceci dans le respect des règles de déontologie médicale ou relatives au secret professionnel),
- Recueillir toutes informations orales ou écrites des parties : se faire communiquer puis examiner tous documents utiles (dont le dossier médical et plus généralement tous documents médicaux relatifs au fait dommageable dont la partie demanderesse a été victime),
- A partir des déclarations de la partie demanderesse imputables au fait dommageable et des documents médicaux fournis, décrire en détail les lésions initiales, les modalités du traitement, en précisant autant que possible les durées exactes d'hospitalisation et, pour chaque période d'hospitalisation, la nature et nom de l'établissement, le ou les services concernés et la nature des soins,
- Indiquer la nature de tous les soins et traitements prescrits imputables au fait dommageable et, si possible, la date de la fin de ceux-ci,
- Décrire, en cas de difficultés particulières éprouvées par la partie demanderesse, les conditions de reprise de l'autonomie et, lorsque la nécessité d'une aide temporaire est alléguée, la consigner et émettre un avis motivé sur sa nécessité et son imputabilité,
- Recueillir les doléances de la partie demanderesse en l'interrogeant sur les conditions d'apparition, l'importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle et leurs conséquences,
- Décrire un éventuel état antérieur en interrogeant la partie demanderesse et en citant les seuls antécédents qui peuvent avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles. Dans cette hypothèse : Au cas où il aurait entraîné un déficit fonctionnel antérieur, fixer la part imputable à l'état antérieur et la part imputable au fait dommageable. Au cas où il n'y aurait pas de déficit fonctionnel antérieur, dire si le traumatisme a été la cause déclenchante du déficit fonctionnel actuel ou si celui-ci se serait de toute façon manifesté spontanément dans l'avenir,