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Cour d'appel, chambre des etrangers, 1 avril 2026 — n° 26/01304

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Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions de prolongation de la rétention administrative d'un étranger ?

Principe retenu

La requête en prolongation de la rétention administrative doit être motivée, datée et signée par l'autorité administrative. En cas d'irrégularité, la requête est déclarée irrecevable et ne peut être régularisée en appel.

Faits clés

  • Demande de prolongation de rétention administrative pour M. [E] [B] par le préfet de Loire-Atlantique
  • Première ordonnance de prolongation rendue le 31 mars 2026
  • Requête initiale non signée et sans nom de l'auteur
  • Appel interjeté par le préfet le 31 mars 2026
  • Nouvelle requête signée produite avant les débats

Articles cités

article L 740-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article 450 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS Statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire et en dernier ressort, Déclare recevable l'appel interjeté par le PREFET DE LA LOIRE ATLANTIQUE à l'encontre de l'ordonnance rendue le 31 mars 2026 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rouen, prolongeant la mesure de rétention administrative le concernant pour une durée supplémentaire de trente jours ; Confirme la décision entreprise en toutes ses dispositions. Fait à [Localité 3], le 01 avril 2026 à 10h00. LE GREFFIER, LE CONSEILLER, NOTIFICATION La présente ordonnance est immédiatement notifiée contre récépissé à toutes les parties qui en reçoivent une expédition et sont informées de leur droit de former un pourvoi en cassation dans les deux mois de la présente notification et dans les conditions fixées par les articles 973 et suivants du code de procédure civile.

Exposé du litige

**** FAITS, PROCÉDURE ET MOYENS Par requête reçue au greffe du tribunal le 29 mars 2026 à 18 heures 40, le préfet de Loire-Atlantique a demandé à voir prolonger pour une durée supplémentaire de 30 jours la mesure de rétention administrative qu'il a prise le 29 janvier 2026 à l'égard de M. [E] [B] le 21 Août 1981 à CHLEF (ALGERIE), étant précisé qu'il s'agit d'une demande de 3ème prolongation au visa des dispositions de l'article L.742-4 du CESEDA. Par ordonnance du 31 mars 2026, le juge judiciaire a déclaré la procédure irrégulière constatant que la requête saisissant la juridiction n'était pas signée et ne comportait ni le nom de son auteur, ni sa qualité. Le préfet de [Localité 1]-Atlantique a interjété appel de cette décision le 31 mars 2026 à 16h26 en produisant avant les débats, une nouvelle requête signée comportant désormais le nom du signataire Monsieur [S] [D], chef du bureau du contentieux et de l'éloignement, agissant pour le compte du préfet avec sa signature. Il soutient que la production de cette pièce en cours de procédure à vocation à la régulariser et à permettre le maintien en rétention administrative pour une nouvelle période de 30 jours de M. [E] [B].

Motivations de la décision

MOTIVATION DE LA DECISION Sur la recevabilité de l'appel Il résulte des énonciations qui précèdent que l'appel interjeté par le PREFET DE LA LOIRE ATLANTIQUE à l'encontre de l'ordonnance rendue le 31 mars 2026 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rouen est recevable. Sur le fond En application de l'article R.743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile « A peine d'irrecevabilité, la requête est motivée, datée et signée, selon le cas, par l'étranger ou son représentant ou par l'autorité administrative qui a ordonné le placement en rétention. » En l'espèce, il ressort des pièces de procédure que le magistrat du siège en première instance a été saisi sur la base d'une requête en date du 28 mars 2026 non signée, ne comportant ni le nom de son auteur, ni sa qualité (pages 12 à 16). Il en résulte une irrecevabilité de la requête préfectorale in susceptible de régularisation à hauteur d'appel, alors même que cette irrégularité a été débattue contradictoirement en première instance et non régularisée alors. La décision déférée sera donc confirmée.
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Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.