COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
[Adresse 1]
[Localité 1]
Chambre 1-4
N° RG 25/10888 - N° Portalis DBVB-V-B7J-BPFPU
Ordonnance n° 2026/M
S.A.S. [C] [G] prise en la personne de son représentant légal
représentée par Me Julien BRILLET, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
Appelante
S.A.S. WREN RENOVATION
représentée par Me Thomas RAMON de la SARL SUDAIX, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
Intimée
ORDONNANCE D'INCIDENT
Nous, Inès BONAFOS, magistrat de la mise en état de la Chambre 1-4 de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, assistée de Patricia CARTHIEUX, greffière ;
Après débats à l'audience du 05 Février 2026, ayant indiqué à cette occasion aux parties que l'incident était mis en délibéré, avons rendu le 02 avril 2026, l'ordonnance suivante :
La SAS Wren Rénovation a confié à la SAS [C] [G] des travaux de rénovation d'un appartement qui ont débuté le 01/12/2023.
Des difficultés étant survenues dans l'exécution des travaux, un procès-verbal de commissaire de justice a été réalisé du 09/07/2024 au 19/07/2024 à l'initiative du maître d'ouvrage afin d'établir l'état d'avancement du chantier.
Saisi à l'initiative de la SAS Wren Rénovation ,par jugement du 29/07/2025 , le tribunal de commerce d'Aix en Provence a :
Condamné la SAS [C] [G] à rembourser la somme de 6 545 euros à la SAS Wren Rénovation au titre de son remplacement dans l'exécution du marché de travaux,
Condamné la SAS [C] [G] à payer la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile à la société Wren Rénovation,
Condamné la SAS [C] [G] aux dépens, qui comprennent notamment le coût des frais de greffe liquidés à la somme de 75,04 euros, dont T.V.A. 12,51 euros,
Par déclaration au greffe du 15/09/2025 , la SAS [C] [G] a fait appel de ce jugement.
Par conclusions notifiées le 01/10/2025, la SAS Wren Rénovation a saisi le conseiller de la mise en Etat d'une demande de radiation de l'affaire pour défaut d'exécution de la décision de première instance et de condamnation de la partie adverse à lui payer une somme de 2 000 € en application des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile outre les entiers dépens .
Elle fait valoir que la décision de première instance est exécutoire par provision et qu'il n'apparait pas que l'exécution serait de nature à entraîner des conséquences manifestement excessives, ni que l'appelante serait dans l'impossibilité d'exécuter la décision.
Par conclusions notifiées le 04/02/2025 , l'appelante demande au conseiller de la mise en Etat de ne pas radier l'affaire du rôle des affaires en cours de la juridiction car elle a commencé à exécuter en versant mensuellement, depuis le mois de décembre 2025, la somme de 100€ entre les mains du Commissaire de Justice et sa situation de trésorerie ne lui permet pas de faire face à la charge des condamnations.
Les parties ont été convoquées à l'audience des incidents du conseiller de la mise en Etat du 05/02/2026.