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FAITS ET PROCÉDURE :
Par acte sous seing privé en date du 21 novembre 2022, l'association Tremplin travail a souscrit auprès de la société [F] un contrat de location avec maintenance de trois copieurs (contrat A1NO3477).
Par jugement du tribunal judiciaire d'Angers du 10 octobre 2023, l'association Tremplin travail a été placée en redressement judiciaire et la selarl lex mj, prise en la personne de Me [V], désignée en qualité de mandataire judiciaire.
Par lettre du 30 novembre 2023 avec avis de réception du 7 décembre 2023, la SA BNP Paribas Leasing solutions a déclaré entre les mains du mandataire judiciaire sa créance, en qualité de cessionnaire de la société [F], à titre chirographaire pour un montant de 3 454,43 euros au titre des loyers impayés au 10 octobre 2023 et "pour information : à échoir 26 loyers du 1/10/2023 au 31/03/2030 - total de 63 965,17 euros TTC", soit "Total du décompte TTC : 67 965,17 euros".
Par jugement du tribunal judiciaire d'Angers du 21 novembre 2023, M.[U] a été désigné administrateur judiciaire de l'association Tremplin travail.
Par lettre recommandée du 18 décembre 2023 avec avis de réception du 21 décembre 2023, la société BNP Paribas Leasing solutions a mis en demeure l'administrateur judiciaire de se prononcer sur la poursuite du contrat et lui a demandé s'il acquiesçait à sa demande de revendication des matériels.
Le 20 février 2024, M. [U] a répondu, au nom de la société 2M & associés, à la société BNP Paribas Leasing solutions que, ne s'étant pas prononcé dans le délai imparti, le contrat est résilié de plein droit en application de l'article L. 622-13, III 1° du code de commerce et qu'il n'était pas en mesure de lui répondre sur sa demande de revendication.
Le 28 février 2024, la société [F] a notifié à l'association Tremplin travail la cession du contrat à la société BNP Paribas Leasing solutions.
Par lettre du 7 juin 2024, Me [V] a informé la société BNP Paribas Leasing solutions qu'elle entendait rejeter les sommes déclarées à échoir dans sa déclaration de créance du fait de la résiliation de plein droit des contrats litigieux, proposant le rejet de la créance à hauteur de 63 965,17 euros.
Par lettre en réponse du 25 juin 2024, la société BNP Paribas Leasing solutions a fait valoir au mandataire judiciaire qu'elle avait saisi le juge commissaire aux fins de revendication du matériel objet des contrats et que le contrat n'étant pas encore résilié, elle lui confirmait qu'elle maintenait sa déclaration de créance à hauteur des sommes initialement déclarées et qu'à réception de la décision du juge commissaire, et si le contrat est résilié, une déclaration rectificative lui serait adressée.
Par ordonnance du 22 août 2024, le juge commissaire du tribunal judiciaire d'Angers a fait droit à la demande de revendication du matériel et a, en conséquence, ordonné la restitution du matériel.
Par lettre du 2 septembre 2024, Me [V] a saisi le juge commissaire afin qu'il statue sur la contestation de la créance de la société BNP Paribas Leasing solutions.
Par lettre du 14 octobre 2024, la société BNP Paribas, indiquant qu'ayant obtenu la restitution des matériels loués, le contrat n'avait plus lieu d'être et qu'elle procédait, en conséquence, à sa résiliation, a actualisé sa déclaration de créance entre les mains du mandataire judiciaire en déclarant une somme totale de 73 689,31 euros se décomposant comme suit :
* loyers impayés au 10 octobre 2023 : 3 454,43 euros
* loyers de poursuites au titre de l'article L. 622-17 : 3 loyers du 1/01/2024 au 30/09/2024 : Total TTC : 10 982,90 euros
* indemnité de résiliation au 16/09/2024 : 16 loyers du 1/10/2024 au 30/09/2028 : 53 865,44 euros
clause pénale de 10 % : 5 386,54 euros
Total du décompte TTC : 73 689,31 euros.
Par ordonnance du 9 janvier 2025, le juge commissaire a :