MOTIFS
Sur la demande d'octroi de l'allocation adulte handicapé introduite par M.[L] [K]
Il convient de rappeler que l'allocation aux adultes handicapés est accordée à la personne dont le taux d'incapacité permanente est compris entre 50 et 79% sous réserve que, compte tenu de son handicap, une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi lui soit reconnue.
L'article D.821-1-2 du code de la sécurité sociale précise que 'la restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi subie par une personne handicapée qui demande à bénéficier de l'allocation aux adultes handicapés est appréciée ainsi qu'il suit :
1° La restriction est substantielle lorsque le demandeur rencontre, du fait de son handicap même, des difficultés importantes d'accès à l'emploi. A cet effet, sont à prendre en considération:
a) Les déficiences à l'origine du handicap ;
b) Les limitations d'activités résultant directement de ces mêmes déficiences ;
c) Les contraintes liées aux traitements et prises en charge thérapeutiques induits par le handicap ;
d) Les troubles qui peuvent aggraver ces déficiences et ces limitations d'activités.
Pour apprécier si les difficultés importantes d'accès à l'emploi sont liées au handicap, elles sont comparées à la situation d'une personne sans handicap qui présente par ailleurs les mêmes caractéristiques en matière d'accès à l'emploi.
2° La restriction pour l'accès à l'emploi est dépourvue d'un caractère substantiel lorsqu'elle peut être surmontée par le demandeur au regard :
a) Soit des réponses apportées aux besoins de compensation mentionnés à l'article L.144-1-1 du code de l'action sociale et des familles qui permettent de faciliter l'accès à l'emploi sans constituer des charges disproportionnées pour la personne handicapée;
b) Soit des réponses susceptibles d'être apportées aux besoins d'aménagement du poste de travail de la personne handicapée par tout employeur au titre des obligations d'emploi des handicapés sans constituer pour lui des charges disproportionnées ;
c) Soit des potentialités d'adaptation dans le cadre d'une situation de travail.
3° La restriction est durable dès lors qu'elle est d'une durée prévisible d'au moins un an à compter du dépôt de la demande d'allocation aux adultes handicapés, même si la situation médicale du demandeur n'est pas stabilisée. La restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi est reconnue pour une durée de un à cinq ans.
4° Pour l'application du présent article, l'emploi auquel la personne handicapée pourrait accéder s'entend d'une activité professionnelle lui conférant les avantages reconnus aux travailleurs par la législation du travail et de la sécurité sociale.
5° Sont compatibles avec la reconnaissance d'une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi :
a) L'activité à caractère professionnel exercée en milieu protégé par un demandeur admis au bénéfice de la rémunération garantie mentionnée à l'article L.243-4 code de l'action sociale et des familles ;
b) L'activité professionnelle en milieu ordinaire de travail pour une durée de travail inférieure à un mi-temps, dès lors que cette limitation du temps de travail résulte exclusivement des effets du handicap du demandeur ;
c) Le suivi d'une formation professionnelle spécifique ou de droit commun, y compris rémunérée, résultant ou non d'une décision d'orientation prise par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées mentionnée à l'article L.241-5 du code de l'action sociale et des familles.'
La situation de M.[L] [K] doit être examinée et appréciée au jour de sa demande de prestation, soit au 21 mars 2023, ce qui fait obstacle à ce que des éléments postérieurs, notamment des pièces médicales, puissent être pris en compte.
L'évaluation du taux d'incapacité de M.[L] [K] à concurrence de 50 à 79 % par le docteur [J], médecin consultant désigné par les premiers juges, n'est pas discutée en cause d'appel.
Pour parvenir à cette conclusion, le médecin consultant a noté que M.[L] [K] souffrait d'une rétinopathie diabétique et d'un diabète de type deux, d'asthme, d'hypertension artérielle, d'une lombosciatalgie droite ainsi que d'un canal carpien bilatéral opéré à gauche outre un doigt à ressaut bilatéral opéré. Le médecin a mis en exergue que M.[L] [K] :
avait une boiterie avec douleurs de type sciatique au niveau du membre inférieur gauche ;
avait une absence de déficit du releveur du pied ;
présentait des réflexes ostéo-tendineux retrouvés en rotulien ;
souffrait d'une diminution de la force musculaire gauche avec perte partielle de la sensibilité du membre inférieur ;
En contemplation de ces données médicales, le docteur [J] a conclu que M.[L] [K] pouvait travailler à temps partiel.
Si M.[L] [K] expose qu'il souffre d'une restriction substantielle et durable dans l'accès à l'emploi, il ne communique aux débats aucune pièce hormis le jugement entrepris et le rapport de consultation du docteur [J].
De plus, M.[L] [K] ne produit aucune pièce attestant d'essais ou de tentatives de reprise d'activité salariale qui auraient échoué à cause de son état de santé ni aucune pièce concernant ses recherches d' emploi ou les propositions qui lui auraient été faites par Pôle emploi, ni aucune pièce justifiant qu'il ne ressortirait pas d'un dispositif de travail en secteur protégé ou qu'il aurait fait des démarches à ce titre.
C'est donc à bon droit que les premiers juges ont débouté M.[L] [K] de sa demande.
Sur les dépens
M.[L] [K] succombe à la procédure et doit être condamné aux dépens.