COUR D'APPEL
DE [Localité 1]
Chambre civile 1-7
Code nac : 14H
N°
N° RG 26/01982 - N° Portalis DBV3-V-B7K-XY4K
Du 08 AVRIL 2026
ORDONNANCE
LE HUIT AVRIL DEUX MILLE VINGT SIX
A notre audience publique,
Nous, Karine GONNET, Présidente à la cour d'appel de Versailles, déléguée par ordonnance de monsieur le premier président afin de statuer dans les termes de l'article L 743-21 et suivants du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, assistée de Anne REBOULEAU, Greffière placée, avons rendu l'ordonnance suivante :
ENTRE :
Monsieur [X] [Z] [D] [O]
né le 23 Janvier 1996 à [Localité 2] (PEROU)
de nationalité Péruvienne
Actuellement retenu au CRA de [Localité 3]
Comparant par visio-conférence
assisté de Me MOUBERI Aimé, avocat au barreau de la Seine Saint Denis, substituant Me Emperatriz AGUIRRE GUTIERREZ de la SCP CABINET INDIVIDUEL EMPERATRIZ AGUIRRE GUTIERREZ, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE
et de Mme [K] [P] [B] interprète en langue espagnol ayant prêté serment à l'audience
DEMANDEUR
ET :
PREFECTURE DES HAUTS DE SEINE
[Adresse 1]
[Localité 4]
ayant pour avocat Me Bruno MATHIEU de la SELAS MATHIEU ET ASSOCIE, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : R079
DEFENDERESSE
Et comme partie jointe le ministère public absent
Vu les dispositions des articles L. 742-1 et suivants et R. 743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'extrait individualisé du registre prévu par l'article L. 744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'obligation de quitter le territoire français en date du 3 février 2025, notifiée à [X] [Z] [D] [O] le 21 mai 2025 par le préfet de police de [Localité 5] ;
Vu la décision de l'autorité administrative en date du 30 mars 2026 portant placement de l'intéressé en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 4 jours, notifiée à [X] [Z] [D] [O] le 30 mars 2026 à 11h04 ;
Vu la requête de l'autorité administrative en date du 3 avril 2026, enregistré au greffe le même jour à 10h00, tendant à la prolongation de la rétention de [X] [Z] [D] [O] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 26 jours ;
Le 7 avril 2026 à 11h22, [X] [Z] [D] [O] a relevé appel de l'ordonnance prononcée à distance avec l'utilisation d'un moyen de télécommunication audiovisuelle par le juge du tribunal judiciaire de Versailles le 4avril 2026 à 12h31, qui lui a été notifiée le même jour à 13h30, a rejeté le moyen d'irrégularité soulevé in limine litis, rejeté la requête en contestation de la décision de placement en rétention administrative, déclaré la requête en prolongation de la rétention administrative recevable, déclaré la procédure diligentée à l'encontre [X] [Z] [D] [O] régulière et ordonné la prolongation de la rétention de [X] [Z] [D] [O] pour une durée de vingt-six jours à compter du 3 avril 2026 à 11h04.
Il sollicite, dans sa déclaration d'appel, la réformation de l'ordonnance entreprise, la fin de la rétention et le placement en assignation en résidence de [X] [Z] [D] [O].
Les parties ont été convoquées en vue de l'audience.
A l'audience, le conseil de [X] [Z] [D] [O] a soutenu les moyens développés dans la déclaration d'appel. Il était demandeur d'asile et il avait communiqué l'adresse d'une association pour une résidence administrative. Il est entré en détention le 31 octobre 2025 et il est sorti le 31 mars 2026, et il n'a donc pas pu recevoir le courrier LRAR de la préfecture lui notifiant l'obligation de quitter le territoire français.
La cour constate que le 21 mai 2025, lors de la présentation de la lettre recommandée, il n'était pas détenu. [X] [Z] [D] [O] indique qu'il ne savait plus qu'il avait communiqué cette adresse. Son conseil soutient qu'il revient à l'association de notifier à l'intéressé la réception de courriers expédiés à l'association.