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À compter du 10 juillet 1995, M. [M] [L] a exploité un fonds de commerce de limonadier, cafetier, débitant en détail de vins, débit de tabac dans un établissement situé à [Localité 6], sous l'enseigne Cape du commerce.
Le 5 juin 2002, MM. [M] et [X] [L] ont constitué la société civile immobilière (SCI) Le Commerce ayant pour objet principal l'acquisition, l'administration et la gestion par location ou autrement de tous immeubles et biens immobiliers, dans laquelle ils étaient associés à parts égales.
M. [X] [L] a été nommé gérant, le siège social ayant été fixé à [Localité 7], commune de [Localité 8], [Adresse 5].
La SCI Le Commerce a acquis deux biens immobiliers :
- le 30 juillet 2002 : une maison à usage commercial et d'habitation, sise à [Adresse 6] ; étant précisé que le bien était à l'époque loué à M. [L] qui y exerçait son activité de cafetier, pour une durée de 9 années à compter du 15 février 1994, pour se terminer au 14 février 2003 et pour un loyer mensuel de 227,87 euros ;
-le 14 mai 2007: un immeuble à usage d'habitation sis [Adresse 7]. L'immeuble a été revendu à la commune de [Localité 9] le 19 octobre 2021.
Selon jugement du tribunal de commerce d'Auxerre du 16 juillet 2012, M. [M] [L] a fait l'objet d'une procédure de liquidation judiciaire, Me [I] ayant été désigné en qualité de liquidateur.
Selon acte sous seing privé du 7 mai 2013, M. [F] [L] a cédé ses parts de la SCI Le Commerce à son frère M. [X] [L] pour la somme de 381 euros. Par requête du 6 novembre 2017, Me [I], en qualités de liquidateur, a sollicité la désignation d'un administrateur provisoire au profit de la SCI Le Commerce.
Par ordonnance du 16 novembre 2017, il a été fait droit à cette demande.
A compter du 11 mai 2019, M. [X] [L] a exploité un commerce de bar brasserie, débit de boissons dans immeuble au sein duquel il réside. Le commerce est situé dans l'immeuble propriété de la SCI le Commerce, sis [Adresse 8] Ligny-le-Chatel.
Par requête du 19 novembre 2019, Me [I], en qualités de liquidateur, a assigné MM. [D] et l'administrateur judiciaire de la SCI aux fins de voir déclarer inopposable à la procédure collective l'acte de cession des parts sociales signé en 2013, en ce qu'il a été conclu postérieurement à l'ouverture de la liquidation judiciaire et alors que M. [M] [D] n'était donc plus en capacité d'administrer et de disposer de ses biens. Il a été fait droit à cette demande par un jugement du tribunal de commerce d'Auxerre du 3 février 2020.
Par acte du 17 juillet 2024, la société [S] & [J], en sa qualité d'administrateur judiciaire de la SCI, a fait assigner M. [X] [L] devant le juge des référés du tribunal judiciaire d'Auxerre aux fins notamment de voir :
ordonner l'expulsion de M. [X] [L] et celle de tous occupants de son chef avec concours de la force publique ;
condamner M. [X] [L] à verser à la société [S] & [J] en sa qualité d'administrateur provisoire de la SCI Le Commerce, une indemnité d'occupation de 800 euros par mois à compter du 2 décembre 2018, date de prise de possession des lieux, jusqu'à libération effective des lieux ;
condamner M. [X] [L] à régler à la société [S] & [J] en sa qualité d'administrateur provisoire de la SCI Le Commerce la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens.
Par ordonnance contradictoire du 25 février 2025, le juge des référés a :
déclaré recevables et bien fondées les actions engagées par la société [S] & [J] à l'encontre de M. [X] [L] ;
constaté que l'occupation sans droit ni titre du local sis à [Localité 7], commune de [Localité 8], [Adresse 5] par M. [X] [L] constitue un trouble manifestement illicite ;
ordonné en conséquence l'expulsion de M. [X] [L] et de tous occupants de son chef, de l'immeuble qu'il occupe à [Localité 7] commune de [Localité 8], [Adresse 5];