EXPOSÉ DU LITIGE :
La SARL [2], ayant pour gérante Mme [E] [T] et exploitant un restaurant de spécialités grecques à [Localité 5] ( 34 ) a fait l'objet le 2 juin 2017 à 12 heures 30 d'un contrôle conjoint de l'URSSAF du Languedoc-[Localité 3] et de la DIRECCTE, à l'issue duquel un procès-verbal portant le n° 2017/35 a été dressé relevant l'infraction de travail dissimulé et transmis au Procureur de la République de [Localité 5].
À la suite de ce contrôle, l'URSSAF du Languedoc [Localité 3] a adressé à la société [2] une lettre d'observations du 07 septembre 2017 mentionnant les chefs de redressement suivants :
1/ Travail dissimulé avec verbalisation - dissimulation d'emploi salarié : redressement forfaitaire (8 913,00 euros + 3 565,00 euros au titre de la majoration)
2/ Annulation des réductions générales de cotisations suite au constat de travail dissimulé (213,00 euros).
Une mise en demeure du 5 décembre 2017 d'un montant total de 13 329 euros, dont 9 126 euros en cotisations, 3 565 euros en majorations de redressement et 683 euros en majorations de retard, au titre du mois de juin 2017, a été notifiée par lettre recommandée reçue le 7 décembre 2017
( AR signé ) à la SARL [2] par l'URSSAF du Languedoc [Localité 3].
Par courrier recommandé en date du 2 février 2018, la SARL [2] a saisi d'un recours contre cette mise en demeure la commission de recours amiable de l'URSSAF du Languedoc [Localité 3].
L'URSSAF du Languedoc [Localité 3] a ensuite émis une contrainte en date du 29 janvier 2018 pour un montant total de 12 750 euros, après déduction d'un paiement partiel de 579 euros, signifiée à la société [2] par acte d'huissier en date du 30 janvier 2018.
Par requête déposée au greffe le 12 février 2018, la SARL [2] a saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale de l'Hérault d'une opposition à la contrainte du 29 janvier 2018 (N° RG 19/00621).
Par courrier recommandé en date du 4 mai 2018 reçu au greffe le 07 mai 2018, la SARL [2] a saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale de l'Hérault devenu le pôle social du tribunal de grande instance de Montpellier, pour contester la décision implicite de rejet de la commission de recours amiable de L'URSSAF (N° RG 19/01087).
La Commission de recours amiable de l'URSSAF, dans sa séance du 24 avril 2018, a confirmé le redressement contesté, tant dans son principe que dans son montant.
Après avoir ordonné la jonction des deux procédures sous le numéro RG 19/00621, le pôle social du tribunal de grande instance de Montpellier, a, par jugement du 04 novembre 2019 :
- reçu la SARL [2] en ses recours mais les a dit non fondés
- débouté la SARL [2] de ses demandes
- confirmé la décision de la commission de recours amiable du 24 avril 2018
- confirmé le redressement entrepris tant en son principe qu'en son montant ainsi que la mise en demeure subséquente du 05 décembre 2017 en son entier montant
- validé la contrainte du 29 janvier 2018 en son entier montant de 12 750 euros, sans préjudice des frais de signification qui sont mis à la charge de la SARL [2]
- condamné la SARL [2] au paiement de la somme de 12 750 euros
- condamné la SARL [2] aux dépens.
Par déclaration électronique reçue au greffe le lundi 9 décembre 2019 à 18 heures 52, la SARL [2] a relevé appel de cette décision, qui lui avait été notifiée par lettre recommandée avec avis de réception distribuée le 6 novembre 2019.
L'affaire a été appelée à l'audience du 7 novembre 2024 puis renvoyée contradictoirement à la demande des parties à l'audience du 5 juin 2025 puis à l'audience du 15 janvier 2026.
Suivant ses conclusions d'appelant n° 2 déposées au greffe le 15 janvier 2026 et soutenues oralement à l'audience par son avocat, la SARL [2] demande à la cour :
- d'infirmer le jugement du tribunal judiciaire de Montpellier rendu le 4 novembre 2019 en toutes ses dispositions
A titre principal,
- juger que le délit de travail dissimulé n'est pas constitué