COUR D'APPEL
D'[Localité 1]
REFERES
AFFAIRE RG : N° RG 26/00013 - N° Portalis DBVP-V-B7K-FTEJ
AFFAIRE : S.A.S. ANO C/ [H], [K], SELARL [I] [Z]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
DU 08 AVRIL 2026
Le 08 avril 2026, nous Nicolas HOUX, premier président de la cour d'appel d'Angers, assisté de Viviane BODIN, greffier, avons prononcé l'ordonnance suivante dans l'affaire :
ENTRE :
S.A.S. ANO, agissant poursuites et diligences en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité audit siège social
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
assistée de Me Christian NOTTE-FORZY, avocat au barreau D'ANGERS, avocat postulant, et de Me Imad TANY, avocat au barreau D'AMIENS, avocat plaidant
ET :
M. [S] [H]
[Adresse 3]
[Adresse 4]
[Localité 3]
M. [M] [K]
[Adresse 5]
[Localité 4]
SELARL [I] [Z], prise en la personne de Me [I] [Z], mandataire judiciaire au redressement judiciaire de la Sté ANO SAS
[Adresse 6]
[Localité 4]
non comparants ni représentés
Après débats à l'audience publique du 18 Mars 2026 au cours de laquelle nous étions assisté de Ghizlane KADDOURI, greffier, il a été indiqué que la décision serait prononcée le 08 Avril 2026, par mise à disposition au greffe de la cour, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions de l'article 450 du code de procédure civile.
Signé par Nicolas HOUX, premier président, et Viviane BODIN, greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
Par un jugement du 14 janvier 2026, le tribunal de commerce d'Angers a notamment :
- constaté la cessation des paiements de la SAS A.N.O,
- prononcé son redressement judiciaire.
La SAS A.N.O a interjeté appel du jugement précité le 23 janvier 2026.
Par acte du 9 mars 2026, la SAS A.N.O a fait assigner M. [S] [H], M. [M] [K] et la SELARL [I] [Z] devant le premier président de la cour d'appel d'Angers afin de :
- la juger recevable et bien fondée en l'ensemble de ses demandes, fins et conclusions,
- ordonner la suspension de l'exécution provisoire dont est assortie le jugement du tribunal de commerce d'Angers du 14 janvier 2026,
- statuer ce que droit quant aux dépens.
Elle fonde sa demande sur un moyen sérieux d'annulation du jugement dont appel, en indiquant que le tribunal de commerce était saisi d'une demande de liquidation judiciaire et ne pouvait donc prononcer d'office l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. Que par ailleurs l'état de cessation des paiement n'était pas établi par M. [K] et M. [H]. Elle fait enfin état de conséquences manifestement excessives en lien avec la dégradation de son image commerciale.
A l'audience du 18 mars 2026, la SAS A.N.O a réitéré ses prétentions.
M. [S] [H], M. [M] [K] et la Selarl [I] [Z], prise en la personne de Me [I] [Z], mandataire judiciaire au redressement judiciaire de la SAS A.N.O sont absents et non représentés.
Monsieur le procureur général, entendu dans ses réquisitions, ne s'oppose pas à la demande d'arrêt de l'exécution provisoire du jugement rendu le 14 janvier 2026 par le tribunal de commerce d'Angers.
Le délibéré a été fixé au 8 avril 2026 par mise à disposition au greffe.
Pour l'exposé complet des prétentions et de l'argumentaire des parties, il est expressément renvoyé à leurs écritures conformément à l'article 455 du code de procédure civile.