EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE
[V] [A] [I], née le 31 mai 2002 à [Localité 2] fait l'objet depuis le 24 mars 2026 d'une mesure de soins psychiatriques, sous la forme d'une hospitalisation complète, à l'EPS [Etablissement 1] de [Localité 1] sur décision du représentant de l'Etat en la personne du préfet des Hauts-de-Seine, en application de l'article L. 3213-1 du code de la santé publique, pour risque grave d'atteinte à la sûreté des personnes ou de troubles graves à l'ordre public.
Le 26 mars 2026, le préfet du Val d'Oise a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire de PONTOISE afin qu'il soit statué, conformément aux dispositions des articles L. 3211-12-1 et suivants du code de la santé publique.
Par ordonnance du 2 avril 2026, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de PONTOISE a ordonné le maintien de la mesure de soins psychiatriques sous forme d'hospitalisation complète.
Appel a été interjeté par déclaration de [V] [A] [I] réceptionnée par le greffe le 7 avril 2026.
Le 8 avril 2026, [V] [A] [I], le Préfet du Val d'Oise et l'établissement [Etablissement 1] de [Localité 1] ont été convoqués en vue de l'audience.
Le ministère public a visé cette procédure par écrit le 9 avril 2026, avis versé aux débats.
L'audience s'est tenue le 10 avril 2026 en audience publique.
A l'audience, bien que régulièrement convoqués, le préfet du Val d'Oise et le centre hospitalier [Etablissement 1] de [Localité 1] n'ont pas comparu.
[V] [A] [I] a été entendue et a dit qu'elle a fait appel parce qu'elle n'était pas assistée par un avocat le 2 avril. Les conditions de l'hospitalisation sont super. Elle ne fait rien de ses journées, elle a pu sortir dans le parc. Elle n'a pas fait de fugue, elle est sortie pour marcher en ligne droite plutôt qu'en rond ou en carré, et la ligne droite a débouché sur la gare. A la gare elle a interpellé les policiers et elle est rentrée d'elle-même à l'hôpital. Elle a du mal à s'exprimer à cause des médicaments. Elle prend du Nozinan (phonétique), du Tercian, du Teralène. Elle dort bien. Elle a 3 enfants, dont un fils de 3 ans et deux jumelles de 4 mois. Les petites sont chez sa mère et le grand chez son compagnon, avec lequel elle vit au [Localité 3]. Depuis la grossesse cela a été très difficile car le médecin a voulu qu'elle tue l'un des bébés, qui a une malformation grave, en effet ce docteur parlait de soins palliatifs. Avant l'hospitalisation le 24 mars, elle était en détresse car ses filles ont été hospitalisées, elle-même était stressée et ne mangeait pas. Les petites étaient chez elle, elles sont parties chez leur grand-mère quand elle-même a été hospitalisée. Il n'y a pas eu de signalement au juge des enfants car elle a une grande famille qui s'occupe des enfants.
La tante de la patiente, [R] [S] [L], dit qu'elle a pris en charge les jumelles de sa nièce, elles sont quatre femmes de la famille à se partager la garde des petites. En ce moment, elle-même est au chômage. Le compagnon de la patiente est fiable, la famille de la patiente a des contacts avec lui.
[V] [A] [I] ajoute qu'elle a déjà été hospitalisée en novembre 2025 à [Localité 4] puis à [Localité 5], cela a duré 1 mois ou 1 mois et demi. Suite à cette hospitalisation elle a vu un psychiatre à deux reprises, elle avait des médicaments à prendre.
Le conseil de [V] [A] [I] a sollicité l'infirmation de l'ordonnance querellée. Elle n'a pas soulevé d'irrégularités. Sur le fond, elle souligne qu'elle est bien entourée, elle veut retrouver ses enfants.
[V] [A] [I] a été entendue en dernier et a dit qu'elle voudrait rencontrer un psychologue de couple.
L'affaire a été mise en délibéré.