COUR D'APPEL DE TOULOUSE
Minute 26/333
N° RG 26/00332 - N° Portalis DBVI-V-B7K-RMZW
O R D O N N A N C E
L'an DEUX MILLE VINGT SIX et le 13 avril à 14h00
Nous M. NORGUET, Conseillère, magistrat délégué par ordonnance de la première présidente en date du 19 décembre 2025 pour connaître des recours prévus par les articles L. 743-21 et L.342-12, R.743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu l'ordonnance rendue le 11 avril 2026 à 15H15 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Toulouse statuant sur la régularité du placement en rétention et ordonnant la prolongation du maintien au centre de rétention de
X se disant [Y] [I]
né le 25 Février 1993 à [Localité 1] (ALGÉRIE)
de nationalité Algérienne
Vu la notification de ladite ordonnance au retenu le 11 avril 2026 à 16h38,
Vu l'appel formé le 12 avril 2026 à 15 h 06 par courriel, par Me Guillaume CONRY, avocat au barreau de TOULOUSE,
A l'audience publique du 13 avril 2026 à 09h45, assisté de C. KEMPENAR, adjointe administrative faisant fonction de greffier, avons entendu :
X se disant [Y] [I]
assisté de Me Guillaume CONRY, avocat au barreau de TOULOUSE
qui a eu la parole en dernier ;
En l'absence du représentant du Ministère public, régulièrement avisé;
En l'absence du représentant de la PREFECTURE DE LA HAUTE-GARONNE régulièrement avisée ;
avons rendu l'ordonnance suivante :
Vu les dispositions de l'article 455 du code de procédure civile et des articles L. 740-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'arrêté de placement en rétention administrative pris par la préfecture de la Haute-Garonne en date du 8 avril 2026, à l'encontre de M. X se disant [Y] [I], né le 25 février 1993 à [Localité 1] (Algérie), de nationalité algérienne, notifié le 8 avril à 10h26, à sa levée d'écrou du centre pénitentiaire de [Localité 2], sur le fondement d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français de la même préfecture du 30 mai 2024, régulièrement notifié ;
Vu la requête en contestation de son placement en rétention administrative formulée par M. X se disant [Y] [I] le 10 avril 2026 à 19h02 et vu la requête de l'autorité administrative en date du 10 avril 2026, enregistrée au greffe à une heure inconnue, sollicitant la première prolongation de la mesure de rétention administrative ;
Vu l'ordonnance rendue par le magistrat délégué du tribunal judiciaire de Toulouse le 11 avril 2026 à 15h15, et notifiée à l'intéressé le même jour à 16h38, ordonnant la prolongation de la rétention administrative de M. X se disant [Y] [I] pour une durée de 26 jours ;
Vu l'appel interjeté par M. X se disant [Y] [I] par mémoire de son conseil reçu au greffe de la cour le 12 avril 2026 à 15h06, aux termes duquel il sollicite l'infirmation de l'ordonnance frappée d'appel et sa remise en liberté, ou à défaut son assignation à résidence, en soutenant les moyens suivants :
- l'irrégularité du placement en rétention administrative en raison de l'existence de garanties de représentation et l'absence de fixation préalable du pays de renvoi,
- l'insuffisance de diligences effectives et continues de l'administration ;
Les parties convoquées à l'audience du 13 avril 2026 ;
Entendues les explications fournies par le conseil de l'appelant, Me [M], lequel a soutenu oralement à l'audience les moyens exposés dans son mémoire auquel il est renvoyé pour le détail de son argumentation en application de l'article 455 du code de procédure civile,
Entendues les explications de l'appelant, qui a bénéficié de l'assistance d'un interprète et a eu la parole en dernier ;
En l'absence du représentant du préfet de la Haute-Garonne, avisé de l'audience, qui n'a pas transmis d'observations écrites ;
Vu l'absence du ministère public qui, avisé de la date d'audience, n'a pas formulé d'observations.