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Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 11 avril 2026 — n° 26/02001

Irrecevabilite

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions de légalité de la rétention administrative d'un étranger en France ?

Principe retenu

La rétention administrative d'un étranger peut être maintenue tant qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement. L'absence d'éléments nouveaux justifiant la remise en liberté permet de rejeter l'appel sans convocation des parties.

Faits clés

  • M. [T] [P] est un ressortissant tunisien retenu au centre de rétention administrative.
  • Il a été placé en rétention administrative en raison de sa situation d'immigration.
  • Il souffre de psoriasis et de gale et a sollicité un avis médical sur son état de santé.
  • L'administration n'a pas effectué les démarches médicales en temps utile.
  • Un avis du médecin de l'OFII a été délivré, indiquant un état de santé compatible avec la mesure d'éloignement.

Articles cités

article L. 743-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Dispositif

ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance. Fait à [Localité 2] le 11 avril 2026 à 09h35 LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT, REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS : Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Notification effectuée aux parties par LRAR ou télécopie et/ou courriel.

Exposé du litige

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE PARIS L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ORDONNANCE DU 11 AVRIL 2026 (1 pages) Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 26/02001 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNBBK Décision déférée : ordonnance rendue le 09 avril 2026, à 13h15, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux Nous, Bertrand Gelot, conseiller à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assisté de Catherine Charles, greffier au prononcé de l'ordonnance, APPELANT M. [T] [P] né le 22 février 1993 à [Localité 1], de nationalité tunisienne RETENU au centre de rétention : [Adresse 1] Informé le 10 avril 2026 à 15h58, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de son appel, en application des dispositions de l'article R 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile INTIMÉ LE PREFET DU VAL DE MARNE Informé le 10 avril 2026 à 15h58, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de l'appel, en application des dispositions de l'article R 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience ORDONNANCE : contradictoire - Vu l'ordonnance du 09 avril 2026 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux rejetant la demande de mise en liberté présentée par M. [T] [P] ; - Vu l'appel interjeté le 09 avril 2026, à 15h34, par M. [T] [P] ;

Motivations de la décision

SUR QUOI, Aux termes de l'article L. 743-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en cas d'irrecevabilité ou dans les cas prévus aux articles L. 741-10 et L. 742-8, s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, l'appel peut être rejeté peut être rejeté sans convocation préalable des parties. Dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice il y a lieu de faire application de cet article. En l'espèce, la déclaration d'appel relève que le requérant M. [T] [P] est un ressortissant tunisien, qui déclare être entré en France en 2017, et souffrir de psoriasis et de gale et avoir saisi les médecins de l'UMCRA pour solliciter l'avis des médecins de l'OFII pour l'évaluation de la compatibilité de son état de santé avec la mesure d'éloignement, mais que l'administration n'a pas effectué les démarches en ce sens en temps utile. Il demande sa remise en liberté immédiate du centre de rétention administrative n° 2 du Mesnil [D]. 1. En premier lieu, qu'il n'existe pas d'élément nouveau au soutien des prétentions et aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative au sens de l'article L. 743, alinéa 2 qui lui permettrait de critiquer la légalité de l'ordonnance de prolongation et l'ordonnance de rejet de la demande de mise en liberté. En particulier, le premier juge a répondu précisément à l'existence des diligences de l'administration quant à la saisine des médecins de l'OFII, en précisant qu'un avis du médecin de l'OFII délivré le 9 avril 2026 a été joint par la préfecture et mentionne un état de santé compatible avec la mesure d'éloignement. 2. En second lieu, au surplus, qu'aucun élément fournis à l'appui de la demande dans les délais de l'appel ne permet de justifier qu'il soit mis fin à la rétention. Les allégations sur les délais pour la délivrance de l'avis du médecin de l'OFII sont insuffisantes à établir que les délais seraient en l'espèce déraisonnables et ne sont pas de nature, à ce stade, à remettre en cause la mesure de rétention. Or la loi permet, dans ce cas (1., et surabondamment 2.), de rejeter la demande sans convocation des parties, dès lors qu'il n'est manifestement pas justifié qu'il soit mis fin à la rétention. En l'absence de toute illégalité susceptible d'affecter les conditions (découlant du droit de l'Union) de légalité de la rétention, et à défaut d'autres moyens présentés en appel, il y a lieu de rejeter l'appel. PAR CES MOTIFS REJETONS la déclaration d'appel,
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