COUR D'APPEL DE COLMAR
SERVICE DES RETENTIONS ADMINISTRATIVES
N° RG 26/01337 - N° Portalis DBVW-V-B7K-IYFE
N° de minute : 142/26
ORDONNANCE
Nous, Anne GALLIATH, Conseillère à la Cour d'Appel de Colmar, agissant par délégation de la première présidente, assisté(e) de Maxime FORMAT, greffier ;
Dans l'affaire concernant :
M. [F] [A] [C]
né le 12 Février 1992 à [Localité 1] (COLOMBIE)
de nationalité colombienne
Actuellement retenu au centre de rétention de [Localité 2]
VU les articles L.141-2 et L.141-3, L.251-1 à L.261-1, L.611-1 à L.614-19, L.711-2, L.721-3 à L.722-8, L.732-8 à L.733-16, L.741-1 à L.744-17, L.751-9 à L.754-1, L761-8, R.741-1, R.744-16, R.761-5 du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA) ;
VU l'arrêté pris le 4 avril 2026 par M. [Q] portant remise de M. [F] [A] [C] aux autorités espagnoles ;
VU la décision de placement en rétention administrative prise le 4 avril 2026 par M. [L] [P] à l'encontre de M. [F] [A] [C], notifiée à l'intéressé le même jour à 17h20 ;
VU la requête de M. [L] [P] datée du 8 avril 2026, reçue le même jour à 15h09 au greffe du tribunal, tendant à la prolongation de la rétention administrative pour une durée de 26 jours de M. [F] [A] [C] ;
VU l'ordonnance rendue le 10 Avril 2026 à 10h48 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège, déclarant la requête de M. [L] [P] recevable, et la procédure régulière, et ordonnant la prolongation de la rétention de M. [F] [A] [C] au centre de rétention de Geispolsheim, ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l'administration pénitentiaire, pour une durée de 26 jours ;
VU l'appel de cette ordonnance interjeté par M. [F] [A] [C] par voie électronique reçue au greffe de la Cour le 10 Avril 2026 à 16h18 ;
VU les avis d'audience délivrés le 10 avril 2026 à l'intéressé, à Maître Vincent MERRIEN, avocat de permanence, à la SELARL CENTAURE AVOCATS, à [Z] [S], interprète en langue espagnole assermenté, à M. [L] [T] HAUTE-[Localité 3] et à M. Le Procureur Général ;
Après avoir entendu M. [F] [A] [C] en ses déclarations par visioconférence et par l'intermédiaire de [Z] [S], interprète en langue espagnole assermenté, Maître Vincent MERRIEN, avocat au barreau de COLMAR, commis(e) d'office, ayant indiqué qu'il n'assistait pas le retenu en raison du mouvement de grêve du barreau de Colmar, puis Maître MOREL, avocat au barreau de Paris, en ses observations pour la SELARL CENTAURE AVOCATS, conseil de M. [L] [P], et à nouveau l'appelant qui a eu la parole en dernier.