COUR D'APPEL
DE [Localité 1]
Chambre civile 1-7
Code nac : 14G
N°
N° RG 26/02083 - N° Portalis DBV3-V-B7K-XZEA
Du 14 AVRIL 2026
ORDONNANCE
LE QUATORZE AVRIL DEUX MILLE VINGT SIX
A notre audience publique,
Nous, Sophie MOLLAT, Première présidente de chambre à la cour d'appel de Versailles, déléguée par ordonnance de monsieur le premier président afin de statuer dans les termes de l'article L 743-21 et suivants du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, assistée de Maëva VEFOUR, Greffier, avons rendu l'ordonnance suivante :
ENTRE :
LE MINISTERE PUBLIC
Cour d'Appel de Versailles
[Adresse 1]
[Localité 2]
pris en la personne de madame Corinne MOREAU, avocat général
PREFECTURE DES HAUTS DE SEINE
[Adresse 2]
[Localité 3]
représentée par Me Bruno MATHIEU de la SELAS MATHIEU ET ASSOCIE, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : R079 et par Me Aimilia IOANNIDOU, avocat au barreau de PARIS, vestiaire D0830
DEMANDEURS
ET :
Monsieur [C] [I]
né le 27 Janvier 1992 à [Localité 4]
de nationalité Sri Lankaise
Actuellement retenu au LRA de [Localité 5]
Non assisté d'un conseil en raison du mouvement de grève des avocats
et assisté de [P] [U], interprète ayant prêté serment à l'audience
DEFENDEUR
Vu les dispositions des articles L. 742-1 et suivants et R743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'extrait individualisé du registre prévu par l'article L.744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'obligation de quitter le territoire français notifiée par le préfet des Hauts de Seine le 7.04.2026 à Monsieur [C] [I] ;
Vu l'arrêté du préfet de des Hauts de Seine en date du 7.04.2026 portant placement de l'intéressé en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 4 jours, notifiée le même jour à 17h50;
Vu la requête de l'autorité administrative en date du 11.04.2026 tendant à la prolongation de la rétention de Monsieur [C] [I] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 26 jours ;
Par ordonnance en date du 12.04.2026 le magistrat du tribunal judiciaire de Nanterre a déclaré recevable la requête aux fins de prolongation de la rétention administrative, a rejeté la requête tendant à la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [I], a ordonné la remise en liberté immédiate de Monsieur [I].
Le 12.04.2026 à 16h56, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nanterre a relevé appel, avec demande d'effet suspensif, de l'ordonnance prononcée.
Suivant ordonnance du conseiller délégué par le Premier Président de la cour d'appel de VERSAILLES du 13.04.2026, la suspension des effets de l'ordonnance entreprise a été ordonnée et il a été indiqué que l'appel serait examiné au fond à l'audience de cette cour du 14.04.2026 à 14h00, salle X1.
Par déclaration d'appel en date du 13.04.2026 à 9h28 le préfet de des Hauts de Seine a également fait appel de la décision du premier juge.
Les parties ont été convoquées en vue de l'audience.
A l'audience, l'avocat général a demandé l'infirmation de l'ordonnance et la prolongation de la rétention de Monsieur [C] [I] en exposant qu'en l'absence de requête en contestation du placement en rétention le juge ne peut statuer sur la décision de placement en rétention, qu'en l'espèce en estimant que l'arrêté de placement était inadapté le magistrat du siège a apprécisé d'office le bien-fondé de l'arrêté de placement en rétention excédant ainsi ses pouvoirs.