FAITS ET PROCÉDURE
Le 17 juillet 2008, la société [2] a procédé au licenciement pour faute lourde de sa secrétaire comptable, Madame [P] [V] épouse [Z]. A l'issue d'une information judiciaire, Madame [P] [V] épouse [Z] a notamment été déclarée coupable par décision du tribunal correctionnel de Béziers en date du 14 juin 2013 des faits d'abus de confiance.
Monsieur [Y] [Z], son époux, est décédé le [Date décès 1] 2016. Madame [E] [O], sa mère, est décédée le [Date décès 2] 2016.
Madame [P] [V] épouse [Z] est décédée elle même le [Date décès 3] 2017 laissant pour lui succéder Madame [K] [Z], unique enfant du couple [V]-[Z], qui le 17 octobre 2018 a accepté la succession de ses deux parents et de sa grand-mère défunts à concurrence de 1'actif net.
Par jugement en date du 5 novembre 2020, le Conseil de prud'hommes de Béziers a condamné Madame [K] [Z], en qualité d'ayant-droit de Madame [P] [V] épouse [Z], à verser à la société [2] la somme de 513 827,97 euros avec intérêt au taux légal à compter de la décision et exécution provisoire.
Madame [Z] a interjeté appel de ce jugement.
La cour d'appel de Montpellier a par ordonnance en date du 15 janvier 2021 prononcé la radiation de l'affaire pour inexécution du jugement.
Par ordonnance en date du 19 janvier 2024, la Cour d'appe1 a constaté la péremption de l'instance.
Le 25 avril 2025, la SA [2] a fait assigner Maître [H] [D] et la société d'exercice libéral à responsabilité limitée [1], notaire, prise en la personne de son représentant légal en exercice devant le tribunal judiciaire de Béziers, tendant à leur voir ordonner de remettre les actes notariés et les attestations immobilières relatifs aux successions de Monsieur [Y] [Z], Madame [P] [Z] et Madame [E] [O], au besoin sous astreinte.
Selon une ordonnance rendue contradictoirement en date du 11 juillet 2025, le juge des référés du tribunal judiciaire de Béziers a statué en ces termes :
- Enjoignons à Maître [H] [D], notaire et à la SELARL [1] notaire, prise en la personne de son représentant légal en exercice, à remettre à la Société Anonyme [2], prise en la personne de son représentant légal en exercice :
- Les actes de notoriété relatifs aux successions de [Y] [Z] décédé le [Date décès 1] 2016, d'[E] [O] décédée le [Date décès 2] 2016, et d'[P] [V] épouse [Z] décédée le [Date décès 3] 2017;
- Les attestations immobilières des biens dépendant des successions susvisées ;
- Disons qu'il n'y a pas lieu d'assortir cette obligation d'une astreinte ;
- Condamnons Maître [H] [D], notaire et à la SELARL [1] notaire, prise en la personne de son représentant légal en exercice, aux entiers dépens de l'instance ;
- Rejetons toute demande plus ample ou contraire.
Aux motifs que:
- Le 4 juin 2024, l`avocat de la société [2] s'est rapproché de Maître [H] [D], notaire venant à la succession de Maître [F] [L], pour que ladite créance soit retenue sur les biens et valeurs de la succession des époux [V]-[Z].
- Le 5 août 2024, la société [2] a inscrit une hypothèque légale, en vue d'une éventuelle saisie immobilière, sur la maison de [Localité 2].
- Le demandeur justifie de ce que Maître [H] [D] ne répond pas à ses courriers sollicitant la transmission des actes de notoriété et les attestations immobilières des biens dépendants de la succession de [Y] [Z], [E] [O] et [P] [V] épouse [Z] qui lui sont nécessaires pour initier une procédure de saisie immobilière devant le juge de l'exécution,
- Maître [H] [D], est incontestablement le successeur de Maitre [F] [L],
- Madame [K] [Q] a désigné très clairement Maître [L] comme le notaire chargé de la succession de ses parents défunts (donc chargé des démarches de publicité légale et d'inventaire) et qu'elle entendait élire domicile en l'étude de ce dernier.