PROCÉDURE ET MOYENS
Vu les articles L 740-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
Vu l'arrêté portant obligation de quitter le territoire national pris le 09 juin 2023 par la PREFECTURE DES BOUCHES DU RHONE , notifié le même jour à 18h10 ;
Vu la décision de placement en rétention prise le 08 février 2026 par la PREFECTURE DES BOUCHES DU RHONE notifiée le même jour à 09 février 2026 à 09h16;
Vu l'ordonnance du 09 Avril 2026 rendue par le magistrat désigné pour le contrôle des mesures d'éloignement et de rétention décidant le maintien de Monsieur [M] [P] [Z] [I] [Z] dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire ;
Vu l'appel interjeté le 09 Avril 2026 à 16h03 par Monsieur [M] [P] [Z] [I] [Z] ;
Monsieur [M] [P] [Z] [I] [Z] a comparu et a été entendu en ses explications Mon nom est [Z] mon prénom est [M]. C'est la première fois qu'on me le dit, je viens du bled, c'est pas moi qui l'ai enregsitré comme ca.
J'ai fait l'appel, j'en peux plus, j'ai un nouveau- né, je n'en peux plus, je suis fatigué, je veux retrouver ma femme et mon fils. Je ne suis pas bien. Le juge ne m'a jamais répondu. Je n'ai pas encore vu mon fils, ma femme a accouché le 09 janvier à 14h00, j'étais en détention à ce moment là, j'ai fait 09 mois de prison. Je sais que je dois quitter le territoire, j'attends de pouvoir reconnaître mon fils et je quitte la France. J'ai un passeport ici en France, il est à [Localité 3]. Il est valable jusqu'en 2030.
Me Laure LAYDEVANT est entendu en sa plaidoirie :
[Y] est passé devant le JLD hier sans avocat, il y a eu une DA fleuve, dont je ne vais pas reprendre la totalité des motivations.
Je ne reprends que la motivation des perspectives d'éloignement.
Je soulève également ce jour, au regard du fait que monsieur n'ai pas eu de conseil devant le JLD, et au regard de mon entretien, Monsieur a déjà été placé en rétention deux mois en 2024 et deux mois en 2025, je n'en ai pas la preuve. Il n'y a pas de preuves au dossier, mais on peut penser que ces precedents placements en rétention doivent etre réevalués au regard de de la 3ème prolongation demandée par la préfecture et notamment au regard de la JP de la CJUE, et du Conseil Constitutionnel, pour évaluer la proportionnalité de plusieurs rétentions successives faites sur le même arrêté de placement.
Monsieur a fait 60 jours de rétention, étant précisé qu'il est probable qu'il ai fait déjà de la rétention sur ce même arreté de placement. Je demande de considérer qu'il n'est pas possible de prononcer une nouvelle rétention sans dépasser les 90 jours prévus par les textes. Je repends les JP évoquées par ma consoeur Me [F] évoquées precedemment.
Je soumets cet element qui m'apparait juste avant l'audience lors de mon entretien avec mon client. Je n'ai pas de documents concernant ces precedentes rétentions.
Je souhaite revenir également sur le fait qu'on ai aucune nouvelle de l'Algérie, Monsieur a été placé en rétention le 09 février 2026, mais déjà en détention la prefecture avait déjà demandé un laisser-passer en décembre 2025, avec un dossier complet, il y a eu des relances purement formelles, qui correspondent à chaque passage devant le JLD. Mais nous n'avons aucune réponses de l'Algérie, il n'y a a pas de perspectives raisonnables d'éloignement, nous n'avons meme pas de rendez vous consulaire, il reste 30 jours maximum. C'est à la prefecture de prouver que ces elements insurmontables vont pouvoir se résoudre. Avec la fin de la 4ème prolongation, cette dernière prolongation pouvait permettre le juge judiciaire de controler que les elements étaient bien réunis pour avoir une perspective d'éloignement.
Je demande de mettre fin à la rétention de Monsieur [Z].