EXPOSE DU LITIGE
Par requête reçue au greffe le 9 janvier 2020, M. [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Nanterre de la contestation de son licenciement et de demandes de condamnation de la société [2] au paiement de diverses sommes au titre de la rupture du contrat de travail.
Par jugement du 22 septembre 2023, le conseil de prud'hommes a :
- reçu les parties en leurs demandes,
- déclaré et jugé irrecevable les demandes formulées à l'encontre de la société [2],
- renvoyé M. [E] à mieux se pourvoir,
- débouté les parties de toutes leurs autres demandes,
- condamné M. [E] aux éventuels dépens.
Par déclaration au greffe du 31 octobre 2023, M. [E] a interjeté appel de cette décision à l'encontre de la société [2], intimée.
Par acte de commissaire de justice du 11 janvier 2024, M. [E] a fait assigner la société [1] en appel provoqué.
Par message adressé aux parties via le Rpva le 2 février 2024, le conseiller de la mise en état a soulevé d'office la caducité de la déclaration d'appel en application des articles 908 et 911-1 du code de procédure civile.
Par message Rpva du 10 juin 2024, les parties ont été invitées à faire part au conseiller de la mise en état de leurs observations sur le moyen soulevé d'office par ce dernier comme suit :
"En application de l'article 16 du code de procédure civile, le conseiller de la mise en état sollicite les observations de l'ensemble des parties, à transmettre au greffe via le Rpva au plus tard le 17 juin 2024, sur le point suivant
Il résulte des termes de l'article 550 du Code de procédure civile que l'appel provoqué fait postérieurement au délai d'appel n'est pas recevable si l'appel principal sur lequel il se greffe est irrecevable ou caduc.
Dans l'hypothèse d'une caducité de la déclaration d'appel du 31 octobre 2023 à l'égard de la société [2], l'appel provoqué formé le 11 janvier 2024 par M. [Q] [E] à l'encontre de la société [1] serait irrecevable en raison de la disparition rétroactive du lien d'instance."
Par ordonnance d'incident du 20 juin 2024, le conseiller de la mise en état a :
- constaté la caducité de la déclaration d'appel du 31 octobre 2023,
- dit qu'il n'y a pas lieu d'écarter cette caducité,
- dit que cette caducité a pour effet l'irrecevabilité de l'appel provoqué à l'encontre de la société [1],
- condamné M. [E] aux entiers dépens d'appels,
- rappelé que la présente ordonnance peut faire l'objet à la cour dans les quinze jours de sa date.
Parallèlement, par conclusions remises au greffe par le Rpva le 16 mai 2024, la société [1] a saisi le conseiller de la mise en état d'un incident. Elle lui demande de :
in limine litis :
à titre principal,
- déclarer irrecevable l'appel provoqué, au sens des dispositions de l'article 550 du code de procédure civile, de M. [E] à son encontre (RCS n°[N° SIREN/SIRET 1]),
à titre subsidiaire,
- déclarer irrecevables les demandes de M. [E] à son encontre en raison de la prescription,
en tout état de cause,
- condamner M. [E] à lui verser la somme de 1 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamner M. [E] aux entiers dépens.
Par arrêt de déféré du 13 novembre 2024, la cour, motif pris d'un formalisme excessif, a :
- infirmé l'ordonnance du 20 juin 2024,
statuant à nouveau et y ajoutant,
- dit que la déclaration d'appel de M. [E] n'est pas caduque,
- renvoyé l'affaire à mise en état pour poursuite de la procédure au fond,
- débouté les parties de leurs demandes autres, plus amples, ou contraires,
- laissé les dépens du présent déféré à la charge de M. [E].
Le 16 février 2026, les parties ont été convoquées à l'audience d'incident du 24 mars 2026 pour statuer sur l'incident soulevé par la société [1] par conclusions du 16 mai 2024 sur lequel la cour n'a pas statué aux termes de son arrêt du 13 novembre 2024.
Aux termes de conclusions d'incident remises au greffe par le Rpva le 23 mars 2026, M. [E] demande au conseiller de la mise en état de :