EXPOSE DU LITIGE
Suivant mandat non exclusif de vente du 30 avril 2018, M. [E] [I] et Mme [P] [B] épouse [I] ont confié à l'agence Doya Immobilier, exerçant sous le nom commercial [Localité 5] Sotheby's IR, la vente d'une villa située à [Localité 6] au prix de 5 200 000 €, y compris la rémunération du mandataire fixée à 4%, soit 200 000 €.
Par avenant du 27 juillet 2018, le prix de vente a été fixé à 4 500 000 € dont 5% d'honoraires d'agence.
Le 15 septembre 2018, l'agence Sotheby's IR a fait visiter la villa aux époux [L] et par mail du 28 septembre 2018, elle a informé les époux [I] de l'offre d'achat présentée par les époux [L] à hauteur de 3 500 000 €.
Par mail, en réponse du même jour, signé 'Famille [I]', les vendeurs ont consenti à baisser le prix de vente à 4 000 000 € net vendeur.
Par courrier du 29 décembre 2018, les époux [I] ont informé l'agence Sotheby's IR qu'ils souhaitaient vendre leur bien immobilier au prix de 4 000 000 € net vendeur, outre 3 % de commission d'agence, soit un prix total de 4 120 000 €.
Par acte notarié du 1er octobre 2019, les époux [I] ont vendu l'immeuble situé à [Localité 6] aux époux [L], au prix de 3 750 000 €, outre la commission d'un montant de 100 000 € due à l'agence Barnes [Localité 6], que les parties désignent comme ayant négocié le prix.
Par courrier du 16 juillet 2020, l'avocat de l'agence Sotheby's IR a mis en demeure les époux [I] de lui régler la somme de 120 000 € dans le délai de 8 jours, en application de la clause pénale prévue au contrat de mandat, au motif que la maison a été vendue à un acquéreur présenté par l'agence Sotheby's sans l'intermédiaire de cette dernière.
Par acte du 20 janvier 2021, l'agence Sotheby's IR a fait assigner les époux [I] devant le tribunal judiciaire de Dax aux fins de les voir condamner à diverses sommes.
Suivant jugement contradictoire du 10 avril 2024 (RG n° 21/00067), le tribunal judiciaire de Dax a :
- condamné M. [E] [I] et Mme [P] [B] épouse [I] à payer à la SARL Doya Immobilier la somme de 112 500 € au titre de la clause pénale,
- condamné M. [E] [I] et Mme [P] [B] épouse [I] à payer à la SARL Doya Immobilier la somme de 3.000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné M. [E] [I] et Mme [P] [B] épouse [I] aux entiers dépens,
- rappelé l'exécution provisoire du présent jugement,
- débouté les parties du surplus de leurs demandes.
Dans sa motivation, le tribunal a considéré :
- que la clause pénale rédigée en lettres majuscules et en caractères gras et soulignés, dont l'agence Sotheby's IR sollicite l'application, résulte d'une stipulation expresse du mandat régularisée entre les parties et dont un exemplaire a été remis aux époux [I], de sorte qu'elle est valable et peut recevoir application si les conditions sont remplies,
- que l'interdiction pour les époux [I], de traiter directement ou par l'intermédiaire d'une autre agence avec un acquéreur ayant été présenté par l'agence [Localité 5] Sotheby's IR ou ayant visité le bien avec cette agence, s'imposait aux cocontractants jusqu'au 30 juillet 2020, le mandat prenant fin le 30 juillet 2019,
- que M. [J] [I], fils des époux [I] était mandaté par ses parents pour les représenter dans le cadre de la mise en vente de la maison d'[Localité 6] et dans les rapports avec l'agence immobilière, de sorte qu'en adressant un mail à ce dernier, pour l'informer que les consorts [L] avaient fait une offre d'achat, l'agence Sotheby's IR a valablement informé les époux [I] de l'identité des acquéreurs potentiels,
- que par conséquent, en vendant l'immeuble aux époux [L] le 1er octobre 2019, par l'intermédiaire de l'agence Barnes, les époux [I] n'ont pas respecté les termes du mandat souscrit avec l'agence [Localité 5] Sotheby's IR et ils ont manqué à leur obligation contractuelle, de sorte qu'ils sont redevables de l'application de la clause pénale,