COUR D'APPEL DE RENNES
N° 149-2026
N° RG 26/00221 - N° Portalis DBVL-V-B7K-WNDI
JURIDICTION DU PREMIER PRÉSIDENT
O R D O N N A N C E
articles L 741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Nous, Aude BURESI, présidente de la cour d'assises à la cour d'appel de RENNES, délégué par ordonnance du premier président pour statuer sur les recours fondés sur les articles L.741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assisté de Loeiza ROGER, greffière,
Statuant sur l'appel formé le 21 Avril 2026 à 14h01 par :
M. [K] [O]
né le 15 Octobre 1997 à [Localité 1] (ALGERIE) (00000)
de nationalité Algérienne
ayant pour avocat Me Léo-Paul BERTHAUT, avocat au barreau de RENNES
d'une ordonnance rendue le 20 Avril 2026 à 13h45 par le magistrat en charge des rétentions administratives du Tribunal judiciaire de RENNES qui a ordonné la prolongation du maintien de M. [K] [O] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour un délai maximum de trente jours ;
En l'absence de représentant de la PREFECTURE DES COTES D'ARMOR, dûment convoqué,
En l'absence du procureur général régulièrement avisé, Monsieur M. Yves DELPERIE, avocat général, ayant fait connaître son avis par écrit déposé le 21 avril 2026 lequel a été mis à disposition des parties.
En présence de [K] [O], assisté de Me Léo-Paul BERTHAUT, avocat,
Après avoir entendu en audience publique le 22 Avril 2026 à 10 H 30 l'appelant assisté de M. [K] [L], interprète en langue arabe, et son avocat en leurs observations,
Avons mis l'affaire en délibéré et ce jour, avons statué comme suit :
Monsieur [K] [O] a fait l'objet d'une interdiction définitive du territoire français avec exécution provisoire selon décision rendue le 25 avril 2025 par le Tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.
Le préfet des Côtes d'Armor a placé l'intéressé en rétention administrative le 19 février 2026 à 12h20 au centre de rétention administrative ([Etablissement 1] pour une durée de 4 jours, aux motifs que Monsieur [K] [O] avait été interpellé et placé en garde à vue le 18 février 2026 pour des faits de soustraction à son éloignement, prise d'identité d'un tiers, défaut de permis, qu'il avait fait l'objet d'une interdiction définitive du territoire français par le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc le 25 avril 2025, et d'un arrêté fixant le pays de renvoi notifié le 27 mai 2025, qu'il avait été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, ce comportement représentant une menace actuelle et grave pour l'ordre public, qu'il déclare être célibataire, sans enfant et sans ressources licites, de sorte que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et que Monsieur [O] [K] ne présente aucune garantie de représentation suffisante à prévenir le risque de soustraction à l'exécution de la mesure judiciaire alors qu'il ne justifie pas en outre d'un état de vulnérabilité susceptible de contre-indiquer son placement en rétention administrative.
Par ordonnance rendue le 24 février 2026, le juge des libertés et de la détention du Tribunal judiciaire de Rennes a ordonné la prolongation du maintien de Monsieur [K] [O] en rétention dans les locaux non pénitentiaires pour un délai maximum de 26 jours à compter du 24 février 2026.
Par ordonnance rendue le 21 mars 2026, le juge des libertés et de la détention du Tribunal judiciaire de Rennes a ordonné la prolongation du maintien de Monsieur [K] [O] en rétention dans les locaux non pénitentiaires pour un délai maximum de 30 jours à compter du 21 mars 2026.