COUR D'APPEL
DE [Localité 1]
Chambre civile 1-7
Code nac : 14H
N°
N° RG 26/02429 - N° Portalis DBV3-V-B7K-XZ7E
Du 23 AVRIL 2026
ORDONNANCE
LE VINGT TROIS AVRIL DEUX MILLE VINGT SIX
A notre audience publique,
Nous, Laurent BABY, Conseiller à la cour d'appel de Versailles, délégué par ordonnance de monsieur le premier président afin de statuer dans les termes de l'article L 743-21 et suivants du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, assisté de Anne REBOULEAU, Greffière placée, avons rendu l'ordonnance suivante :
ENTRE :
Monsieur [W] [Z]
né le 26 Mai 1975 à [Localité 2] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne
Actuellement retenu au CRA de [Localité 3]
Comparant par visio-conférence
assisté de Me Christelle ONILLON de la SELEURL CARRÉ-LEX, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 679, commis d'office
DEMANDEUR
ET :
PREFECTURE DE SEINE ET MARNE
[Adresse 1]
[Localité 4]
ayant pour avocat Me Yves CLAISSE de la SELARL CENTAURE AVOCATS, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : P0500
DEFENDERESSE
Et comme partie jointe le ministère public absent
Vu les dispositions des articles L. 742-1 et suivants et R. 743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'extrait individualisé du registre prévu par l'article L. 744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'obligation de quitter le territoire français du 1er avril 2026 notifiée par le préfet de Seine et Marne le 17 avril 2026 à M. [Z]';
Vu l'arrêté du préfet de Seine et Marne en date du 17 avril 2026 portant placement de l'intéressé en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 4 jours, notifiée à l'intéressé le même jour, 17 avril 2026, à 10h33 ;
Vu la requête en contestation du 20 avril 2026 de la décision de placement en rétention du 17 avril 2026 par M. [Z] ;
Vu la requête de l'autorité administrative en date du 20 avril 2026 tendant à la prolongation de la rétention de M. [Z] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de vingt-six jours ;
Le 22 avril 2026, M. [Z] a relevé appel de l'ordonnance prononcée à distance avec l'utilisation d'un moyen de télécommunication audiovisuelle par le juge du tribunal judiciaire de Versailles le 21 avril 2026 à 11h03, qui lui a été notifiée le même jour à 11h37, a ordonné la jonction de la procédure sous le numéro de répertoire général 26/870 avec la procédure suivie sous le numéro de répertoire général 26/865, a rejeté les moyens d'irrégularité, rejeté la requête en contestation de la décision de placement en rétention administrative, déclaré la requête en prolongation de la rétention administrative recevable, déclaré la procédure diligentée à l'encontre de M. [Z] régulière et ordonné la prolongation de sa rétention pour une durée de vingt-six jours à compter du 21 avril 2026.
Il sollicite, dans sa déclaration d'appel, la réformation de l'ordonnance et demande de dire n'y avoir lieu de le maintenir en rétention. A cette fin, il soulève :
. sur la décision de son placement en rétention':
. l'absence d'examen de sa vulnérabilité, se fondant en cela sur l'article L. 741-4 du CESEDA et précisant à cet égard qu'il doit suivre un traitement médical quotidien, depuis novembre 2023, en raison de son hypertension,
. la violation de l'article 8 de la CEDH, expliquant à cet égard qu'il est en couple avec une ressortissante française depuis 12 ans, qu'il a une fille également de nationalité française qui suit sa scolarité en France, que son frère et sa s'ur vivent en France de manière régulière et sont titulaires de cartes de résident, et ainsi, que la décision de rétention porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale,
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