Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 23 avril 2026 — n° 26/02279

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions de légalité d'un placement en rétention administrative d'un étranger ?

Principe retenu

Le placement en rétention administrative d'un étranger doit respecter les principes de nécessité et de proportionnalité. L'interpellation doit être justifiée par des éléments objectifs et précis, et la situation personnelle de l'intéressé doit être prise en compte.

Faits clés

  • M. [K] [Z] a été placé en rétention administrative le 17 avril 2026.
  • Un arrêté préfectoral d'expulsion a été notifié à M. [K] [Z] le 25 mars 2026.
  • Le 21 avril 2026, le juge a ordonné la mise en liberté de M. [K] [Z] en raison de l'irrégularité de la décision de placement.
  • Le préfet a interjeté appel de cette décision le 22 avril 2026.
  • L'interpellation de M. [K] [Z] manquait de précisions utiles selon le juge.

Dispositif

ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance. Fait à [Localité 3] le 23 avril 2026 à LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT, REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS: Pour information: L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Le préfet ou son représentant

Exposé du litige

EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE M. [K] [Z], né le 17 septembre 1991 à [Localité 1], de nationalité malienne, a été placé en rétention administrative par arrêté du 17 avril 2026, sur le fondement d'un arrêté préfectoral d'expulsion du 20 mars 2025 notifié à l'intéressé le 25 mars 2026. Le 20 avril 2026, le préfet a saisi le juge du tribunal judiciaire aux fins de prolongation de la rétention administrative. Le 21 avril 2026, le conseil de M. [K] [Z] a saisi le juge du tribunal judiciaire d'une requête en contestation de la régularité de la décision de placement en rétention. Par ordonnance du 21 avril 2026, le magistrat du siège chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de liberté de [Localité 3] a ordonné la mise en liberté de M. [K] [Z], au motif que l'interpellation de l'intéressé était dépourvue de précisions utiles dès lors que le motif objectif n'est pas explicité dans le procès-verbal. Le conseil du préfet a interjeté appel de cette décision le 22 avril 2026 en sollicitant l'infirmation de l'ordonnance, aux motifs suivants : - Erreur d'appréciation du premier juge quant à la régularité de l'interpellation ; - Caractère objectif et préalable des éléments d'identification détenus par les services ; - Parfaite justification du placement en rétention administrative ; - Prolongation nécessaire de la rétention administrative. Par des conclusions d'intimé du 22 avril 2026, le conseil de M. [K] [Z] sollicite la confirmation de l'ordonnance, aux motifs suivants : - Illégale fiche aux fins d'interpellation, le procédé déloyal, l'atteinte au droit à la liberté et à la sûreté découlant de l'article 5 de la CEDH, le caractère déloyal du procédé contraire à l'obligation de protection de l'individu contre l'arbitraire et la méconnaissance du principe constitutionnel de sécurité juridique ; - Simulacre de contrôle de titre de séjour, le procédé déloyal, la présentation déloyale de la procédure, l'atteinte au procès équitable, l'atteinte au principe de loyauté des preuves et l'atteinte aux droits de la défense ; - Irrégulière retenue contraire aux principes de nécessité et de proportionnalité ; - Tardiveté des diligences pour contacter l'avocat lors de la retenue ; - Irrecevabilité de la requête à défaut de copie actualisée et régulière du registre du CRA ; - Absence de motivation suffisante permettant d'apprécier le respect du principe de rigueur nécessaire ; - Incompétence du signataire de l'acte de placement en rétention ; - Déloyauté de la procédure préalable à l'arrêté litigieux ; - Absence de menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'ordre public ; - Violation de l'examen concret de la situation personnelle du requérant ; - Atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale ; - Prise en compte de la vulnérabilité de l'étranger privé de liberté ; - Légalité de la décision de placement en rétention et la violation du principe de proportionnalité .

Motivations de la décision

MOTIVATION Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, il suffit de relever que M. [K] [Z] a choisi son conseil, Maître [H] à 14h25, et que ce dernier n'a pourtant été contacté qu'à 15h41, soit tardivement. La décision sera donc confirmée. PAR CES MOTIFS CONFIRMONS l'ordonnance,
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.