MOTIVATION
L'appel d'[B] [Z] relevé dans les formes et délais légaux prévus par les dispositions des articles L. 743-21, R. 743-10 et R. 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) est déclaré recevable.
Aux termes de l'alinéa 2 de l'article L. 743-23 du CESEDA, le premier président ou son délégué peut, lorsqu'il est saisi d'un appel contre une décision rendue par le juge du tribunal judiciaire dans les cas prévus aux articles L. 741-10 et L. 742-8, rejeter la déclaration d'appel sans avoir préalablement convoqué les parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis à l'appui de la demande ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Force est de constater que la déclaration d'appel d'[B] [Z] comme les observations de son Conseil ne comportent aucun argument critiquant l'ordonnance déférée.
En conséquence, l'article L 743-23 en son alinéa 2 est pleinement applicable.
Sur la recevabilité de la demande du retenu aux fins d'être assigné à résidence.
L'article L 741-10 du CESEDA dispose que l'étranger qui fait l'objet d'une décision de placement en rétention peut la contester devant le juge des libertés et de la détention dans un délai de 48 heures à compter de sa notification.
En l'espèce, devant le juge du tribunal judiciaire, [B] [Z] n'a formulé aucune requête écrite adressée au premier juge dans le temps imparti contestant la décision de placement en rétention administrative.
Cette demande sera donc déclarée irrecevable peu important l'élément nouveau dont il fait état s'agissant d'une domiciliation chez un tiers ce qui ne saurait par ailleurs constituer une garantie de représentation.
Sur le moyen tiré de l'absence de motivation de l'ordonnance du JLD selon laquelle il a procédé à l'examen d'office de tous moyens susceptibles d'emporter la mainlevée de la rétention.
[B] [Z] soutient au visa d'un arrêt rendu par la cour de justice de l'union européenne le 8 novembre 2022 que le juge judiciaire doit relever d'office tout moyen tendant à mettre fin à la rétention administrative et qu'il ne ressort pas de la motivation de l'ordonnance du JLD qu'il a procédé à l'examen d'office de tous moyens susceptibles d'emporter la mainlevée de la rétention.
Il convient de rappeler que la CJUE a uniquement rappelé solennellement dans cette décision que le contrôle de la légalité de la rétention administrative devait pouvoir être exercé à tout moment par le juge judiciaire, à charge pour lui, le cas échéant, de relever d'office une illégalité relevant de son pouvoir d'appréciation et découlant de l'application du droit de l'union mais ne fait nullement obligation au juge des libertés et de la détention de relever d'office toute violation des formes prévues par la loi à peine de nullité.
En l'espèce, le premier juge n'a pas spécialement motivé son ordonnance sur ce point mais n'y était pas obligé conformément à la jurisprudence susvisée. Par ailleurs le retenu n'a soulevé aucun moyen susceptible d'emporter la mainlevée de la rétention.
Il y a lieu de considérer en conséquence que les éléments invoqués par d'[B] [Z] ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à sa rétention administrative tandis qu'il n'invoque ni ne justifie d'aucune circonstance nouvelle de droit ou de fait depuis son placement en rétention.
Son appel doit dès lors être rejeté sans audience et l'ordonnance entreprise est confirmée.
PAR CES MOTIFS
Déclarons recevable l'appel formé par d'[B] [Z],