MOTIFS DE LA DECISION
Selon l'article 724-1 du code de la consommation, lorsqu'il ressort de l'examen de la demande de traitement de la situation de surendettement que les ressources ou l'actif réalisable du débiteur le permettent, la commission prescrit des mesures de traitement dans les conditions prévues aux articles L. 732-1, L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7.
Selon les articles L. 731-1 et suivants du même code, la capacité de remboursement fixée pour apurer le passif doit être définie par référence à la quotité saisissable du salaire telle qu'elle résulte des articles L. 3252-2 et L. 3252-3 du code du travail de manière à ce que la part des ressources nécessaires aux dépenses courantes du ménage lui soit réservée par priorité, étant précisé que cette part de ressources ne peut être inférieure au montant du RSA.
Le premier juge a retenu que Mme [E] [Z] percevait un revenu mensuel de 1 497,91 euros pour des charges s'élevant à 1 437 euros. Il a également pris en compte une contribution du concubin aux charges du ménage à hauteur de 721,05 euros par mois. Au regard de ces éléments et de la quotité saisissable fixée à 267,58 euros, il a estimé qu'il convenait de fixer le montant des remboursements à cette somme mensuelle, conformément aux mesures imposées par la commission de surendettement.
Mme [E] [Z] sollicite l'infirmation du jugement. Elle indique qu'elle connaît une situation de chômage partiel et que les revenus retenus par le premier juge ne correspondent plus à sa situation actuelle. Elle affirme en outre que son concubin ne participe pas aux charges du ménage puisqu'il serait lui-même très endetté.
Mme [E] [Z], âgée de 55 ans, vit en concubinage et exerce la profession d'opérateur de production. Elle bénéficie d'un contrat de travail à durée indéterminée depuis le 13 mai 2024, avec une rémunération mensuelle brute de 1 865,54 euros, augmentée d'une prime annuelle équivalente à 0,35 mois de salaire.
Il appartient à l'appelante, qui invoque une modification de sa situation financière, d'en rapporter la preuve en produisant des éléments récents permettant d'en justifier la réalité et l'ampleur.
Or, Mme [E] [Z] ne verse aux débats qu'un bulletin de salaire datant de juin 2024 ainsi qu'un avis de situation déclarative pour les revenus de l'année 2023. Elle s'est abstenue de produire des justificatifs actualisés, notamment ses bulletins de salaire les plus récents, ses avis d'indemnisation de France travail les plus récents, de nature à établir une éventuelle diminution de ses ressources ou une modification de sa situation. Elle ne justifie pas plus de la situation financière actualisée de son concubin de sorte que sa contribution aux charges ne peut être appréciée.
Dès lors, les pièces produites ne permettent pas d'actualiser sa capacité de remboursement ni de remettre en cause utilement l'appréciation portée par le premier juge.
Le jugement déféré sera en conséquence confirmé.
Les dépens resteront à la charge du Trésor public.