Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, chambre-2 surendettemment, 28 avril 2026 — n° 25/01868

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conséquences de la non-comparution des parties sur la déclaration d'appel en matière de surendettement ?

Principe retenu

En matière de surendettement, si le demandeur ne comparaît pas sans motif légitime, la déclaration d'appel peut être déclarée caduque par le juge. Cette caducité peut être rapportée si le demandeur justifie d'un motif légitime dans un délai de quinze jours.

Faits clés

  • M. [Y] [E] et Mme [O] [D] ont été déclarés recevables en leur demande de traitement de surendettement.
  • La commission de surendettement a imposé des mesures de rééchelonnement des créances sur 84 mois.
  • Les époux ont contesté ces mesures par un recours devant le juge des contentieux de la protection.
  • Le jugement du 5 décembre 2025 a confirmé les mesures de la commission de surendettement.
  • Les époux n'ont pas comparu à l'audience d'appel et ont indiqué par courriel qu'ils acceptaient la décision du premier juge.

Articles cités

article 468 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS La cour statuant publiquement, par arrêt réputé contradictoire, Déclare caduque la déclaration d'appel de M. [Y] [E] et de Mme [O] [D] épouse [E] contre le jugement rendu par le juge des contentieux de la protection de [Localité 5] le 5 décembre 2025, Condamne in solidum M. [Y] [E] et de Mme [O] [D] épouse [E] aux dépens. Le greffier Le président de chambre

Exposé du litige

* * * * * Par décision du 26 avril 2024, la commission de surendettement des particuliers des Ardennes a déclaré M. [Y] [E] et [O] [D] épouse [E] recevables en leur demande de traitement de leur situation de surendettement. Le 26 juillet 2024, la commission a décidé des mesures imposées de rééchelonnement des créances sur 84 mois, au taux d'intérêt de 0 % avec des mensualités de 310 euros et un effacement partiel à hauteur de 7 028,59 euros. Les débiteurs ont constesté ces mesures. Par jugement du 5 décembre 2025, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Charleville-Mézières a : -déclaré recevable le recours des époux [E], -débouté les débiteurs de l'intégralité de leurs demandes, -confirmé les mesures proposées par la commission de surendettement. Le jugement a été notifié à M. et Mme [E] par lettres recommandées dont les accusés de réception ont été signés le 8 décembre 2025. Par lettre simple adressée au tribunal judiciaire de Charleville-Mézières et reçue le 19 décembre 2025, M. et Mme [E] ont interjeté appel de cette décision au motif que le juge n'avait pas tenu compte de la baisse prochaine de leurs droits à la CAF dans la mesure où leur fille était âgée de 21 ans depuis le 2 décembre 2025 et qu'ils n'auraient plus de prestations familiales de son chef. Convoqués à l'audience du 24 mars 2026, les époux [E] n'ont pas comparu après avoir avisé la cour par courriel du 23 mars 2026 de ce qu'après avoir faits leurs comptes, ils étaient finalement d'accord avec la décision du premier juge si bien qu'ils ne se déplaceraient pas devant la cour. Tous les créanciers ont été régulièrement convoqués par lettres recommandées avec avis de réception distribuées à leur destinataire, mais aucun n'a comparu à l'audience. L'affaire a été mise en délibéré au 28 avril 2026.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DÉCISION : Aux termes de l'article 468 du code de procédure civile, 'Si, sans motif légitime, le demandeur ne comparaît pas, le défendeur peut requérir un jugement sur le fond qui sera contradictoire (...) Le juge peut aussi, même d'office, déclarer la citation caduque. La déclaration de caducité peut être rapportée si le demandeur fait connaître au greffe dans un délai de quinze jours le motif légitime qu'il n'aurait pas été en mesure d'invoquer en temps utile. Dans ce cas, les parties sont convoquées à une audience ultérieure' Les appelants ne comparaissant pas et les créanciers ne formulant en l'état aucune prétention, dans une matière où la procédure est orale, la cour n'est saisie d'aucune demande et ne peut que déclarer caduque la déclaration d'appel, en application de l'article 468 précité.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.