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Par décision du 30 janvier 2024, la commission de surendettement des particuliers de l'[Localité 3] a déclaré M. [F] [H] recevable en sa demande de traitement de sa situation de surendettement.
Le 30 avril 2024, la commission a décidé des mesures imposées de rééchelonnement des créances sur 84 mois, au taux d'intérêt de 0 %, par mensualités de 78,20 euros avec un effacement partiel en fin de plan et a posé comme condition d'exécution de ces mesures la restitution du véhicule dont le débiteur dispose dans le cadre d'un contrat de location avec option d'achat.
Le débiteur a constesté ces mesures au motif que les revenus retenus par la commission ne correspondent pas à son salaire et qu'il ne souhaite pas restituer le véhicule dont il dispose dans le cadre d'une location avec option d'achat, craignant de perdre son travail et de ne plus pouvoir rembourser ses dettes.
Par jugement du 22 juillet 2025, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Troyes a notamment :
-déclaré le recours de Monsieur [F] [H] recevable ;
-fixé les créances suivantes comme suit :
-III créance de [Localité 9] [Localité 3] Habitat référence L/9933944 Logement actuel à la somme de 0 euros,
-IV créance de la société [2] référence 30 l 48045ASVO à la somme de 18 834,45euros ;
-constaté que la situation de M. [F] [H] est irrémédiablement compromise au sens de l'article L724-l du code de la consornmation,
-prononcé à son profit une mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire,
-laissé les dépens à la charge du Trésor Public,
Le jugement a été notifié à M. [H] par lettre recommandée dont l'accusé de réception n'a pas été retourné.
M. [H] a interjeté appel le 21 août 2025 par lettre recommandée avec accusé de réception.
Lors de l'audience du 18 novembre 2025, M. [H] a indiqué qu'il ne pouvait pas restituer son véhicule sauf à ne plus pouvoir aller travailler et à perdre son emploi et ses revenus.
Il a précisé que la Volkswagen Bank GMBH n'avait pas résilié le contrat de location avec option d'achat, cette dernière lui ayant même précisé qu'il pourrait reprendre les paiements si ses moyens financiers le lui permettaient.
Interrogé sur sa capacité financière à conserver le véhicule en LOA avec des loyers de 485 euros alors qu'il expose déjà des charges de 1 925 euros quand ses revenus s'élèvent à 1 684,74 euros, M. [H] a indiqué qu'il n'avait ni les moyens de régler les loyers ni la perpective d'une augmentation de ses revenus à court terme.
Compte-tenu des perspectives ouvertes par la procédure de surendettement, M. [H] a fait part de son intention de renoncer au plan de surendettement afin de n'être pas obligé de restituer son véhicule et il a sollicité le renvoi de l'affaire afin de bénéficier d'un délai de réflexion après que les conséquences d'un tel abandon de la procédure lui ont été expliquées par la cour.
L'affaire a été renvoyée au 24 mars 2026.
A cette audience, M. [H] a indiqué qu'il ne souhaitait plus bénéficier d'un plan de surendettement, que l'intégralité des dettes avait été remboursée à l'exception de celle envers la société [9] avec laquelle il avait négocié un nouveau contrat pour lui permettre de rembourser les sommes dues en dehors d'un plan de surendettement et ainsi lui permettre de devenir propriétaire du véhicule qu'il pourrait ainsi revendre à l'issue pour en acquérir un moins onéreux.
Tous les créanciers ont été régulièrement convoqués par lettres recommandées avec avis de réception distribuées à leur destinataire, mais aucun n'a comparu à l'audience.