EXPOSE DU LITIGE
La SAS [1], immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Metz sous le n° 828 762 690 depuis le 6 avril 2017 et ayant pour activité le nettoyage de tous locaux, sauvetage après sinistre, décontamination-désinfection, blanchisserie, électricité générale, gros 'uvre, plâtrerie, peinture, revêtement de sols, et la location de tous types de véhicules et de matériels, a, sur assignation d'un créancier, été placée en redressement judiciaire, par jugement réputé contradictoire du tribunal judiciaire de Metz, chambre commerciale, du 17 mai 2023.
La date de la cessation des paiements a été fixée au 10 novembre 2021 et la SAS [A] [2] prise en la personne de Mme [H] [Y] a été désignée ès qualités de mandataire liquidateur.
Par jugement du 20 juillet 2023, le tribunal judiciaire de Metz, chambre commerciale, a mis fin à la période d'observation et a converti la procédure en liquidation judiciaire.
Par requête enregistrée au greffe le 21 novembre 2023, le procureur de la République de Metz a demandé au tribunal judiciaire de Metz de prononcer à l'encontre de M. [V], président de la société débitrice, une interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement, de droit ou de fait, toute entreprise commerciale, industrielle, artisanale, toute exploitation agricole ou toute autre entreprise ayant toute autre activité indépendante et toute personne morale pour une durée de quinze ans.
Le ministère public a reproché à M. [V] d'avoir, d'une part, omis de faire, dans le délai de quarante-cinq jours sans avoir demandé l'ouverture d'une procédure de conciliation, la déclaration de l'état de cessation des paiements selon l'article L653-8 du code de commerce, et, d'autre part, fait disparaître des documents comptables, n'avoir pas avoir tenu de comptabilité alors que les textes applicables en faisaient l'obligation, ou avoir tenu une comptabilité fictive, manifestement incomplète ou irrégulière au regard des dispositions applicables selon l'article L653-5-6° du code de commerce.
Le rapport du juge-commissaire a été déposé le 14 mars 2024 et régulièrement joint au dossier.
Par jugement contradictoire du 4 février 2025, le tribunal judiciaire de Metz:
- a déclaré le procureur de la République de [Localité 1] recevable en sa demande
- s'est déclaré territorialement compétent pour connaître de l'instance
- a prononcé à l'encontre de M. [V] une interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement, de droit ou de fait, toute entreprise commerciale, industrielle, artisanale, toute exploitation agricole ou toute autre entreprise ayant tout autre activité indépendante et toute personne morale pour une durée de dix ans
- a ordonné la notification de la décision au casier judiciaire par application de l'article 768.5 ° du code de procédure pénale
- a dit qu'en application des dispositions des articles L128-1 et R128-1 et suivants du code de commerce, cette sanction ferait l'objet d'une inscription au fichier national automatisé des interdits de gérer, tenu sous la responsabilité du conseil national des greffiers des tribunaux de commerce auprès duquel la personne inscrite pourra exercer ses droits d'accès et de rectification prévus par les articles 15 et 16 du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la circulation de ces données
- a ordonné l'exécution provisoire
- a ordonné les mesures de publicité prévues par la loi
- dit que les dépens seraient à la charge du Trésor Public.
Par déclaration déposée au greffe de la cour d'appel de Metz le 14 février 2025, M. [V] a interjeté appel aux fins d'annulation, subsidiairement d'infirmation de ce jugement en ce qu'il a: