Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, chambre des etrangers, 29 avril 2026 — n° 26/01659

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

La prolongation de la mesure de rétention administrative est-elle justifiée par les diligences accomplies par l'autorité préfectorale ?

Principe retenu

La prolongation de la rétention administrative doit être justifiée par des diligences utiles accomplies pour assurer l'éloignement de l'intéressé. Le délai entre la réponse du consulat et la demande de routing doit être suffisant pour ordonner la remise en liberté.

Faits clés

  • Mme [H] [Q] alias [B] [V] est née le 5 janvier 2002 au Kenya.
  • Le préfet de l'Oise a demandé un prolongement de la rétention administrative pour 30 jours.
  • La première ordonnance de rétention a été rendue le 1er avril 2026.
  • Mme [H] [Q] a refusé d'être présentée à l'audition consulaire.
  • Le délai de 10 jours entre la réponse du consulat et la demande de routing a été jugé insuffisant.

Articles cités

article L 740-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 743-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Dispositif

PAR CES MOTIFS Statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire et en dernier ressort, Déclare recevable l'appel interjeté par Mme [H] [Q] alias [B] [V] à l'encontre de l'ordonnance rendue le 27 Avril 2026 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rouen, prolongeant la mesure de rétention administrative le concernant pour une durée supplémentaire de trente jours ; Confirme la décision entreprise en toutes ses dispositions. Fait à Rouen, le 29 Avril 2026 à 11 H30. LE GREFFIER, LE CONSEILLER, NOTIFICATION La présente ordonnance est immédiatement notifiée contre récépissé à toutes les parties qui en reçoivent une expédition et sont informées de leur droit de former un pourvoi en cassation dans les deux mois de la présente notification et dans les conditions fixées par les articles 973 et suivants du code de procédure civile.

Exposé du litige

**** FAITS, PROCÉDURE ET MOYENS Il ressort des pièces du dossier la procédure que Madame [H] [X] [S] [Q] déclare être née le 5 janvier 2002 à [Localité 1] au Kenya et être de nationalité Kenyane. Par ordonnance rendue le 1er avril 2026 le juge judiciaire de Rouen a fait droit à la requête préfectorale et autorisée le maintien en rétention de l'intéressée pour une durée de 26 jours supplémentaires à compter du 1er avril 2026 à 12h30, soit jusqu'au 26 avril 2026 à 24 heures. Cette décision a été confirmée par ordonnance rendue par la cour d'appel de Rouen le 2 avril 2026. Par requête reçue le 26 avril 2026 à 15h29, le préfet de l'Oise a demandé à voir prolonger pour une durée supplémentaire de 30 jours la mesure de rétention prise à l'égard de l'intéressée. Par ordonnance rendue le 27 avril 2026 à 16 heures 20, le juge judiciaire a fait droit à la demande de l'autorité préfectorale et a autorisé le maintien en rétention de Mme [H] [Q] alias [B] [V] pour une durée supplémentaire de 30 jours, à compter 27 avril 2026 à 00h00, soit au 26 mai 2006 à 24 heures. Mme [H] [Q] alias [B] [V] a interjeté appel de cette décision le 28 avril 2026 à 11h32, estimant qu'elle serait entachée d'illégalité sur les moyens suivants : ' au regard des diligences de l'administration. Elle formule également une demande indemnitaire d'un montant de 800 € au titre des frais irrépétibles.

Motivations de la décision

MOTIVATION DE LA DECISION Sur la recevabilité de l'appel Il résulte des énonciations qui précédent que l'appel interjeté par Mme [H] [Q] alias [B] [V] à l'encontre de l'ordonnance rendue le 27 Avril 2026 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rouen est recevable. Sur le fond ' Sur le moyen tiré des diligences de l'administration : Mme [H] [Q] alias [B] [V] rappelle les dispositions des articles L741 ' 3 du CESEDA et L742 ' 4 du même code ; et de considérer que l'autorité administrative ne justifie pas avoir accompli les diligences conformes aux dispositions du CESEDA, soulignant que la demande de routing n'est intervenue que le 24 avril 2026, soit 10 jours après avoir reçu l'accord des autorités étrangères pour la délivrance du laissez-passer. SUR CE, Il il y a lieu de considérer conformément à la motivation retenue par le premier juge que les autorités consulaires étrangères ont été saisies dès le placement en rétention et ont été relancées, ce qui démontre l'existence de diligences utiles accomplies afin de pourvoir à l'éloignement de l'intéressée ; qu'il est constant que Mme [H] [Q] alias [B] [V] a refusé d'être présenté à l'audition consulaire. L'autorité préfectorale produit également un accusé de réception d'une demande de routing aux fins d'éloignement, le délai de 10 jours intervenu entre la réponse du consulat et la demande routing apparaît insuffisant pour ordonner la remise en liberté l'intéressée. Aussi le moyen sera rejeté. L'ordonnance prise en première instance sera en conséquence confirmée en toutes ses dispositions.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.