COUR D'APPEL DE RENNES
N° 165
N° RG 26/00241 - N° Portalis DBVL-V-B7K-WNNF
JURIDICTION DU PREMIER PRÉSIDENT
O R D O N N A N C E
articles L 741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Nous, Jean-Denis BRUN, conseiller à la cour d'appel de RENNES, délégué par ordonnance du premier président pour statuer sur les recours fondés sur les articles L.741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assisté de Morgane LIZEE, greffière,
Statuant sur l'appel formé le 29 Avril 2026 à 11h33 par courriel de la CIMADE pour:
M. [Y] [Z]
né le 20 Juillet 2007 à [Localité 1])
de nationalité Marocaine
ayant pour avocat Me Nathalie DUPAS, avocat au barreau de RENNES
d'une ordonnance rendue le 28 Avril 2026 à 15h15 par le magistrat en charge des rétentions administratives du Tribunal judiciaire de RENNES qui aordonné la prolongation du maintien de M. [Y] [Z] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée maximale de trente jours;
En l'absence de représentant de la PREFECTURE D'ILLE ET VILAINE, dûment convoqué,
En l'absence du procureur général régulièrement avisé, Monsieur Yves DELPERIE, avocat général, ayant fait connaître son avis par écrit déposé le 29 avril 2026 lequel a été mis à disposition des parties.
En présence de [Y] [Z], assisté de Me Nathalie DUPAS, avocat,
Après avoir entendu en audience publique le 29 Avril 2026 à 14 H 30 l'appelant assisté de M. [E] [U], interprète en langue arabe, et son avocat en leurs observations,
Avons mis l'affaire en délibéré et ce jour, avons statué comme suit :
Sur requête du Préfet d'Ille et Vilaine, par ordonnance du 03 avril 2026 le magistrat du siège du Tribunal Judiciaire de Rennes chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté a rejeté le recours de Monsieur [Y] [Z] contre l'arrêté de placement en rétention du Préfet d'Ile et Vilaine, motivé par l'absence de garanties de représentation et la menace à l'ordre public, et a autorisé la prolongation de la rétention pour une durée de vingt-six jours.
Sur requête du Préfet d'Ille et Vilaine du 27 avril 2026, par ordonnance du 28 avril 2026 le magistrat du siège du Tribunal Judiciaire de Rennes chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté a rejeté la demande d'assignation à résidence de Monsieur [Y] [Z], dit qu'il existait des perspectives raisonnables d'éloignement vers le Maroc et a autorisé la prolongation de la rétention pour une durée de trente jours.
Par déclaration du 29 avril 2026 Monsieur [Z] a formé appel de cette ordonnance en soutenant qu'il n'existait pas de perspectives raisonnables d'éloignement vers le Maroc, ce pays ne répondant pas aux demandes du Préfet.
A l'audience, Monsieur [Z] est représenté par son avocat et fait soutenir oralement les termes de sa déclaration d'appel.
Le Préfet d'Ille et Vilaine a conclu à la confirmation de l'ordonnance attaquée selon mémoire du 29 avril 2026.
Selon avis du 29 avril 2026 le Procureur Général a sollicité la confirmation de l'ordonnance attaquée.