Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, etrangers, 30 avril 2026 — n° 26/00681

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

La prolongation de la rétention administrative de M. [J] [A] est-elle justifiée au regard des droits de l'intéressé ?

Principe retenu

La rétention administrative des étrangers doit respecter les droits fondamentaux, notamment le droit à une communication libre avec un proche. La prolongation de cette rétention doit être justifiée par des motifs légaux et proportionnés.

Faits clés

  • M. [J] [A] est de nationalité marocaine et a été placé en rétention administrative.
  • Un arrêté de placement en rétention a été prononcé le 23 avril 2026 pour une durée de 96 heures.
  • M. [J] [A] a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français notifiée le 16 novembre 2023.
  • Un recours en annulation contre l'arrêté de placement en rétention a été déposé.
  • La prolongation de la rétention a été ordonnée pour une durée de 26 jours par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer.

Articles cités

article L 740-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 743-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article 455 du code de procédure civile

Dispositif

LAISSONS les dépens à la charge de l'État. La greffière, La conseillère, A l'attention du centre de rétention, le jeudi 30 avril 2026 Bien vouloir procéder à la notification de l'ordonnance en sollicitant, en tant que de besoin,un interprète. Le greffier N° RG 26/00681 - N° Portalis DBVT-V-B7K-WXTJ REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE DU 30 Avril 2026 ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS (à retourner signé par l'intéressé au greffe de la cour d'appel de Douai par courriel - [Courriel 1]) : Vu les articles 612 et suivants du Code de procédure civile et R. 743-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Reçu copie et pris connaissance le à (heure) : - M. [J] [A] - par truchement téléphonique d'un interprète en tant que de besoin - nom de l'interprète (à renseigner) : - décision transmise par courriel au centre de rétention de pour notification à M. [J] [A] le jeudi 30 avril 2026 - décision transmise par courriel pour notification à M. [Q] et à Maître [E] [V] Maître Xavier TERMEAU le jeudi 30 avril 2026 - décision communiquée au tribunal administratif de Lille - décision communiquée à M. le procureur général - copie au tribunal judiciaire Le greffier, le jeudi 30 avril 2026 N° RG 26/00681 - N° Portalis DBVT-V-B7K-WXTJ

Exposé du litige

EXPOSÉ DU LITIGE M. [J] [A] de nationalité Marocaine, né le 25 septembre 1998 à [Localité 1] (Maroc), a fait l'objet : - d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français prononcée le 16 novembre 2023 par M. le préfet du Pas-de-[Localité 4], qui lui a été notifié le 16 novembre 2023 à 11h40, - d'un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre-vingt seize heures, prononcé le 23 avril 2026 par M. le préfet du Pas-de-[Localité 4], qui lui a été notifié le 23 avril 2026 à 11h10. Un recours en annulation de l'arrêté de placement en rétention administrative a été déposé au visa de l'article L 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Vu l'article 455 du code de procédure civile, Vu l'ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer en date du 28 avril 2026 à 10h47, rejetant le recours en annulation formé par M. [J] [A] à l'encontre du placement en rétention administrative et ordonnant la première prolongation du placement en rétention administrative de l'intéressé pour une durée de 26 jours, Vu la déclaration d'appel de M. [J] [A] du 29 avril 2026 à 8h00 sollicitant l'infirmation de l'ordonnance dont appel, de constater l'absence de notification du droit de communiquer librement avec un proche au moyen d'un téléphone administratif lors du placement en retenue administrative, en conséquence, annuler la retenue administrative de M. [J] [A], en conséquence, annuler la décision de placement de M. [J] [A] en rétention administrative, en conséquence, ordonner la remise en liberté de M. [J] [A], constater l'insuffisance des diligences de l'administration, en conséquence, rejeter la demande de prolongation du placement en rétention. Au titre des moyens soutenus en appel, l'appelant reprend les moyens développés devant le premier juge tirés de la violation du droit de communiquer librement avec un membre de sa famille en retenue, au moyen d'un téléphone administratif, et le défaut de diligences.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DECISION Sur le moyen tiré de la violation du droit de communiquer librement avec un membre de sa famille en retenue L'article L.813-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, prévoit que : " L'étranger auquel est notifié un placement en retenue en application de l'article L. 813-1 est aussitôt informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des motifs de son placement en retenue, de la durée maximale de la mesure et du fait qu'il bénéficie des droits suivants : 1° Être assisté par un interprète ; 2° Être assisté, dans les conditions prévues à l'article L. 813-6, par un avocat désigné par lui ou commis d'office par le bâtonnier, qui est alors informé de cette demande par tous moyens et sans délai ; 3° Être examiné par un médecin désigné par l'officier de police judiciaire ; le médecin se prononce sur l'aptitude au maintien de la personne en retenue et procède à toutes constatations utiles ; 4° Prévenir à tout moment sa famille et toute personne de son choix et de prendre tout contact utile afin d'assurer l'information et, le cas échéant, la prise en charge des enfants dont il assure normalement la garde, qu'ils l'aient ou non accompagné lors de son placement en retenue, dans les conditions prévues à l'article L. 813-7 ; 5° Avertir ou de faire avertir les autorités consulaires de son pays. Lorsque l'étranger ne parle pas le français, il est fait application des dispositions de l'article L. 141-2. " Sur ce point et en l'absence d'élément nouveau soumis à son appréciation, le magistrat délégataire estime que c'est par une analyse circonstanciée et des motifs pertinents qu'il convient d'adopter au visa de l'article 955 du code de procédure civile que le premier juge a répondu à ce moyen et l'a rejeté, y ajoutant, qu'ajoute une condition à la loi " l'obligation de mettre à disposition un téléphone administratif lors de la retenue administratif ", et que les jurisprudences citées concernait la notification des droits en rétention, et la possibilité de contacter des proches lors de la rétention, notamment au moyen de téléphone administratif. La seule obligation en retenue est de permettre à l'étranger de " Prévenir à tout moment sa famille et toute personne de son choix " ce qui a été fait en l'espèce. Le moyen est rejeté. Sur le moyen tiré de l'insuffisance des diligences Sur ce point et en l'absence d'élément nouveau soumis à son appréciation, le magistrat délégataire estime que c'est par une analyse circonstanciée et des motifs pertinents qu'il convient d'adopter au visa de l'article 955 du code de procédure civile que le premier juge a répondu à ce moyen et l'a rejeté, y ajoutant le routing n'est pas une diligence utile en l'espèce dès lors que l'iintéressé n'a pas de document de voyage ou d'identité et que la préfecture est dans l'attente du laissez-passer consulaire sollicité. Le moyen est rejeté. Conformément au droit communautaire, aucun moyen soulevé par les parties ou susceptible d'être relevé d'office ne paraît contraire à la prolongation de la rétention administrative. Pour le surplus, il convient de considérer que c'est par une analyse circonstanciée et des motifs pertinents qui seront intégralement adoptés au visa de l'article 955 du code de procédure civile, que le premier juge a statué sur le fond en ordonnant la prolongation de la rétention en l'attente du laissez-passer consulaire sollicité auprès des autorités marocaines le 23 avril 2026. PAR CES MOTIFS DÉCLARONS l'appel recevable ; CONFIRMONS l'ordonnance entreprise ; DISONS que la présente ordonnance sera communiquée au ministère public par les soins du greffe ; DISONS que la présente ordonnance sera notifiée dans les meilleurs délais à M. [J] [A] par l'intermédiaire du greffe du centre de rétention administrative par truchement d'un interprète en tant que de besoin, à son conseil et à l'autorité administrative ;
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.