COUR D'APPEL
DE [Localité 1]
Chambre civile 1-7
Code nac : 14H
N° 174
N° RG 26/02979 - N° Portalis DBV3-V-B7K-X3AB
Du 02 MAI 2026
ORDONNANCE
LE DEUX MAI DEUX MILLE VINGT SIX
A notre audience publique,
Nous, Madame Charlotte MASQUART, Conseillère à la cour d'appel de Versailles, déléguée par ordonnance de monsieur le premier président afin de statuer dans les termes de l'article L 743-21 et suivants du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, assistée de Madame Juliette DUPONT, Greffière, avons rendu l'ordonnance suivante :
ENTRE :
Monsieur [N] [B] [C]
né le 20 Juillet 1998 à
de nationalité Française
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
Comparant en visioconférence
assisté de Me Manel GHARBI, avocate au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 6
en présence de Monsieur [M] [U], interprète en langue arabe
DEMANDEUR
ET :
PREFECTURE DES HAUTS DE SEINE
[Adresse 3]
[Localité 3]
Représentée par Me Bruno MATHIEU de la SELAS MATHIEU ET ASSOCIE, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : R079
DEFENDERESSE
Et comme partie jointe le ministère public absent
Vu les dispositions des articles L. 742-1 et suivants et R743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'extrait individualisé du registre prévu par l'article L.744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'obligation pour M. [H] [B] [C] né le 20 juillet 1998 à [Localité 4] (Algérie), de nationalité algérienne alias [I] [Z] né le 20 juillet 1998 à [Localité 5] (Portugal) de nationalité inconnue de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de- Seine en date du 23 avril 2026 ;
Vu l'arrêté en date du 23 avril 2026 du préfet des Hauts-de-Seine portant placement de l'intéressé en rétention ;
Vu l'ordonnance du 28 avril 2026 notifiée le même jour à M. [H] [B] [C] alias [I] [Z], suivant laquelle le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nanterre a :
- ordonné la prolongation de la rétention de M. [H] [B] [C] alias [I] [Z] pour une durée de vingt-six jours à compter de l'expiration du délai de 96 heures ;
Par requête en date du 29 avril 2026, M. [H] [B] [C] alias [I] [Z] a sollicité la mainlevée de sa rétention administrative en raison de nouvelles circonstances de fait tenant à ce que suite à la prolongation de sa rétention par le juge du tribunal judiciaire de Nanterre le 28 avril 2026 à 12 heures 15, il a été maintenu au sein du local de rétention administrative de Nanterre et n'a intégré le centre de rétention de Plaisir que le 29 avril 2026 à 11 heures 30, ce qui ne lui a pas permis d'exercer ses droits et notamment de faire appel de la décision.
Suivant décision du 30 avril 2026, notifiée à M. [H] [B] [C] alias [I] [Z] le même jour à 18 heures 10, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Versailles a rejeté cette requête, aux motifs que l'intéressé n'expliquait pas en quoi il avait été empêché de faire appel de la décision de prolongation du fait de son maintien dans le local de rétention administrative, qu'il était fourni aux étranger souhaitant faire appel papier et crayon et qu'ils disposaient de la possibilité de contacter un cabinet d'avocats qui assurait une permanence. Il relevait que le délai de 24 heures entre la décision du juge et l'arrivée au centre de rétention n'avait entraîné aucun préjudice susceptible de faire grief à l'intéressé.
Les éléments fournis à l'appui de la demande ne permettant manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention, la demande de mis en liberté a été rejetée.
Le 1er mai 2026 à 11 heures 51, M. [C] alias M.