Cour d'appel, chambre 4-6, 6 mai 2026 — n° 22/14574
Synthèse de la décision
Question juridique
Quelles sont les conséquences du décès d'une partie sur l'instance en cours ?
Principe retenu
L'instance est interrompue par le décès d'une partie lorsque l'action est transmissible, conformément à l'article 370 du code de procédure civile.
Faits clés
- Mme [Z] épouse [L] a été embauchée en contrat à durée indéterminée à temps partiel.
- M. [H] [S] a été désigné tuteur de M. [Q] en remplacement de M. [U].
- Mme [Z] a saisi le conseil de prud'hommes pour résiliation judiciaire de son contrat de travail.
- Le conseil de prud'hommes a rejeté sa demande et débouté Mme [Z] de ses demandes.
- M. [Q] est décédé le 21 avril 2025.
Articles cités
article 370 du code de procédure civile
Dispositif
PAR CES MOTIFS
La cour,
CONSTATE l'interruption de l'instance à compter du 26 novembre 2025 en raison du décès de M. [E] [Q].
LE GREFFIER
LE PRÉSIDENT
Exposé du litige
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 06 Mai 2026.
ARRÊT
Contradictoire,
Prononcé par mise à disposition au greffe le 06 Mai 2026
Signé par Monsieur Pascal MATHIS, Président de chambre et Mme Pascale ROCK, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
***
1. Mme [Z] épouse [L] a été embauchée à compter du 1er octobre 2012 par contrat à durée indéterminée à temps partiel en qualité d'assistante morale et physique auprès de M. [E] [Q], placé sous mesure de protection confiée à M. [A] [U], en qualité de tuteur.
2. Par ordonnance du 2 octobre 2017, M. [H] [S] a été désigné tuteur de M. [Q] en remplacement de M. [U].
3. Mme [Z] épouse [L] a saisi, par requête réceptionnée au greffe 12 août 2021, le conseil de prud'hommes de Toulon en lui demandant de prononcer la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de la société produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de condamner son employeur à lui verser diverses sommes au titre de l'exécution et de la rupture du contrat de travail.
4. Par jugement du 7 octobre 2022 notifié le 10 octobre 2022, le conseil de prud'hommes de Toulon, section activités diverses, a ainsi statué :
- rejette la demande de résiliation judiciaire de contrat de travail aux torts de l'employeur ;
- déboute Mme [Z] épouse [L] de l'intégralité de ses demandes ;
- dit qu'il n'y a pas lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile ;
- condamne Mme [Z] épouse [L] aux entiers dépens.
5. Par déclaration du 3 novembre 2022 notifiée par voie électronique, Mme [Z] épouse [L] a interjeté appel de ce jugement.
6. Le 21 avril 2025, M. [Q] est décédé.
7. Dans ses dernières conclusions notifiées au greffe par voie électronique le 1er février 2023 auxquelles il est expressément référé pour un plus ample exposé des prétentions et des moyens, Mme [Z] épouse [L], appelante, demande à la cour de :
- réformer le jugement entrepris ;
et statuant à nouveau,
- condamner M. [Q], pris en la personne de son représentant légal, M. [H] [S], tuteur, à lui payer :
- 5 000 euros à titre de dommages et intérêts pour préjudice moral et exécution déloyale de la relation de travail ;
- 45 716.10 euros brut au titre du rappel de salaire pour la période du 13.09.2019 au 31.12.2022 ;
4 571.61 euros brut au titre des congés payés subséquents ;
- prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts exclusifs de l'employeur ;
- juger la rupture produire les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
- condamner M. [Q], pris en la personne de son représentant légal, M. [H] [S], tuteur, à lui payer :
- 10 953.84 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
- 2 738.46 euros brut au titre de l'indemnité de préavis ;
- 273.85 euros brut au titre des congés payés subséquents ;
- 1 973.12 euros brut au titre de l'indemnité légale de licenciement ;
- 15 000 euros à titre de dommages et intérêts pour exécution déloyale de la relation de travail ;
- ordonner à M. [Q], pris en la personne de son représentant légal, M. [H] [S], tuteur, de lui remettre :
- les bulletins de paye depuis le mois de décembre 2017 inclus à ce jour ;
- la preuve du déclenchement de régime de prévoyance à son bénéfice ;
et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du rendu de la décision ;
- condamner M. [Q], pris en la personne de son représentant légal, M. [H] [S], tuteur, à lui payer la somme de 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
8. Dans ses dernières écritures transmises au greffe par voie électronique le 18 avril 2023 auxquelles il est expressément référé pour un plus ample exposé des prétentions et des moyens, M. [H] [S], pris en sa qualité de tuteur représentant M. [Q], demande à la cour de :
9.
Motivations de la décision
MOTIFS DE LA DECISION
10. Aux termes de l'article 370 du code de procédure civile, à compter de la notification qui est en faite à l'autre partie, l'instance est interrompue par le décès d'une partie dans les cas où l'action est transmissible.
11. En l'espèce, le 26 novembre 2025, le conseil de l'intimé a informé la cour par RPVA du décès de M. [Q] en communiquant l'acte de décès. Il convient de constater l'interruption de l'instance.
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