EXPOSÉ DU LITIGE :
Le 8 avril 2024, Mme [P] [Q] a saisi la commission de surendettement des particuliers du Val-d'Oise, ci-après la commission, d'une demande de traitement de sa situation de surendettement, qui a été déclarée recevable le 30 avril 2024.
La commission lui a ensuite notifié, ainsi qu'à ses créanciers connus, sa décision du 23 juillet 2024 d'imposer une suspension d'exigibilité des créances sur une durée de 12 mois assortie de l'obligation pour la débitrice d'effectuer les démarches relatives à une reconnaissance d'invalidité et « d'aidant familial ».
Statuant sur le recours de la société [1], bailleresse, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Pontoise, par jugement rendu le 16 juin 2025, a, sous le bénéfice de l'exécution provisoire :
- Déclaré le recours recevable et le dit mal fondé,
- Actualisé la créance de la SA [1] à la somme de 14.113,07 euros,
- Ordonné la suspension de l'exigibilité des créances déclarées à l'encontre de Mme [Q] pendant une durée de 12 mois,
- Dit que pendant cette période Mme [Q] effectuera les démarches relatives à la perception des différentes aides auxquelles elle peut avoir droit.
Par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du 27 juin 2025, Mme [Q] a interjeté appel de ce jugement, notifié par lettre recommandée dont l'avis de réception a été signé le 20 juin 2025.
Toutes les parties ont été convoquées par le greffe de la cour à l'audience du 20 mars 2026, par lettres recommandées avec demandes d'avis de réception postées le 13 novembre 2025.
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A l'audience devant la cour,
Mme [Q], qui comparaît en personne, demande à la cour d'infirmer le jugement entrepris et imposer de nouvelles mesures compatibles avec sa situation. Elle reproche au jugement de ne pas tenir compte de la mise à jour de ses droits sociaux, de sa situation nouvelle de mère isolée, et de sa condition physique.
Elle fait valoir qu'elle est logée dans un appartement très mal commode et insalubre pour la santé de son jeune enfant, que celui-ci n'est admis à la crèche que 3 jours par semaine ce qui limite ses recherches d'emploi, lesquelles sont restreintes par sa reconnaissance de travailleur handicapé, que son dossier d'admission au statut d'aidant familial est en cours, pour sa mère, dont elle s'occupe en dépit de l'éloignement de son logement, ainsi que son dossier DALO pour être relogée dans des conditions mieux adaptée. Elle ajoute que le moratoire prononcé par le jugement, dont elle reconnaît qu'il prend fin dans quelques semaines la bloque dans toutes ses démarches actuellement en cours.
La société [1], intimée en qualité de bailleresse d'un précédent logement de Mme [Q] restitué depuis novembre 2024, est représentée par avocat, qui s'en rapporte à ses conclusions visées à l'audience, dont il résulte que Mme [Q] a fait appel d'un jugement qui lui était favorable, qu'elle a effectué les démarches destinées à améliorer sa situation financière. Elle conclut à la confirmation du jugement sous réserve du montant de sa créance qui par suite d'une régularisation de charges du 15 juillet 2025 doit être actualisé à une somme de 13 299,50 euros
Aucun des autres intimés, régulièrement touchés par les courriers de convocation, ne comparaît ou n'est représenté.
A l'issue, l'arrêt a été annoncé au 7 mai 2026.