FAITS ET PROCÉDURE
Le 21 février 2025, une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et assortie d'une interdiction de retour pendant un an a été notifiée à [I] [X] par le préfet de [Localité 1].
Suite à son placement en garde à vue et le 4 mai 2026, le préfet de [Localité 1] a ordonné le placement de [I] [X] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire afin de permettre l'exécution de cette mesure d'éloignement.
Dans son ordonnance du 8 mai 2026 à 13 heures 57, le juge du tribunal judiciaire de Lyon a fait droit à la requête déposée par le préfet de [Localité 1] et a ordonné la prolongation de la rétention de [I] [X] dans les locaux du centre de rétention administrative de [Etablissement 2] pour une durée de vingt-six jours.
Par déclaration au greffe le 9 mai 2026 à 18 heures 24, [I] [X] a interjeté appel de cette ordonnance dont il demande l'infirmation outre sa mise en liberté au visa de l'article L. 741-3 du CESEDA, et estime que la préfecture de [Localité 1] n'a pas effectué les diligences nécessaires afin d'organiser son départ pendant les quatre premiers jours de ma rétention et que l'autorité préfectorale n'a pas pris en compte sa situation personnelle et de la possibilité de m'assigner à résidence.
Il ajoute que le juge du tribunal judiciaire a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit au regard de sa situation personnelle et de ses garanties de représentation.
Par courriel adressé le 10 mai 2026 à 11 heures 29, les parties ont été informées que le magistrat délégué par le premier président envisageait de faire application des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 743-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les a invitées à faire part, le 11 mai 2026 à 9 heures au plus tard, de leurs observations éventuelles sur l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention administrative, ou sur l'absence d'éléments fournis à l'appui de la requête d'appel permettant de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Vu les observations du conseil de la préfecture, reçues par courriel le 10 mai 2026 à 17 heures 04 tendant à la confirmation de l'ordonnance entreprise
Vu l'absence d'observations formées par le conseil de [I] [X].