COUR D'APPEL
DE [Localité 1]
Chambre civile 1-7
Code nac : 14H
N°
N° RG 26/03202 - N° Portalis DBV3-V-B7K-X3Q4
Du 12 MAI 2026
ORDONNANCE
LE DOUZE MAI DEUX MILLE VINGT SIX
A notre audience publique,
Nous, Sophie MOLLAT, Première présidente de chambre à la cour d'appel de Versailles, déléguée par ordonnance de monsieur le premier président afin de statuer dans les termes de l'article L 743-21 et suivants du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, assistée de Maëva VEFOUR, Greffier, avons rendu l'ordonnance suivante :
ENTRE :
Monsieur [G] [O]
né le 01 Janvier 2002 à [Localité 2]
de nationalité Malienne
Actuellement retenu au CRA de [Localité 3]
Comparant par visio-conférence
assisté de Me Pascale FEUILLEE-KENDALL, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 674, commis d'office
et de M. [E] [T], Interprète en langue soninké, ayant prêté serment l'audience
DEMANDEUR
ET :
PREFECTURE DE LA SEINE [Localité 4]
[Adresse 1]
[Localité 5]
représentée par Me Laurent ABSIL de la SELARL ACTIS AVOCATS, avocat au barreau de VAL-DE-MARNE, vestiaire : PC 1
DEFENDERESSE
Et comme partie jointe le ministère public absent
Vu l'extrait individualisé du registre prévu par l'article L.744-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Vu l'obligation de quitter le territoire français en date du 12.03.2026 notifiée par le préfet de la Seine-[Localité 6] à M. [G] [O] le même jour ;
Vu l'arrêté du préfet de la Seine-[Localité 6] en date du 12.03.2026 portant placement en rétention de M. [G] [O] dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de 4 jours, notifiée le même jour à 17h18 ;
Vu la décision du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Versailles du 18.03.2026 qui a prolongé la rétention de M. [G] [O] pour une durée de vingt-six jours ;
Vu l'ordonnance du premier président de la cour d'appel de Versailles en date du 19.03.2026 qui a confirmé cette décision ;
Vu la décision du magistrat du tribunal judiciaire de Versailles du 11.04.2026 qui a prolongé la rétention de M. [G] [O] pour une durée de trente jours ;
Vu la requête du préfet de la Seine-[Localité 6] pour une troisième prolongation de la rétention administrative de M. [G] [O] en date du 10.05.2026 et enregistrée le même jour à 08h47 ;
Vu la décision du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Versailles en date du 11.05.2026 qui a ordonné la prolongation de la rétention administrative de M. [G] [O] pour une durée de trente jours à compter du 11.05.2026 ;
Le 11.05.2026 à 15h29, M. [G] [O] a relevé appel de cette ordonnance prononcée en sa présence, à distance à l'aide d'un moyen de télécommunication audiovisuelle par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Versailles le 11.05.2026 à 14h17 qui lui a été notifiée le même jour à 15h10.
Il sollicite, dans sa déclaration d'appel, l'annulation de l'ordonnance, à titre subsidiaire la réformation de l'ordonnance et la fin de la rétention. A cette fin, il soulève :
- L'absence de perspective d'éloignement, M. [G] [O] indiquant que la situation actuelle au Mali fait obstacle à son éloignement. Il produit des informations publiées par France Diplomatie déconseillant aux voyageurs de se rendre au Mali en raison d'une situation sécuritaire dégradée à la suite d'attaques terroristes.
Les parties ont été convoquées en vue de l'audience.
A l'audience, le conseil de M. [G] [O] a soutenu les moyens développés dans la déclaration d'appel.
Le préfet n'a pas comparu mais a fait adresser des observations écrites selon lesquelles il s'est opposé aux moyens soulevés et a demandé la confirmation de la décision entreprise, en faisant valoir qu'une nouvelle demande de vol avait été déposée le 27.04.2026 après que le vol du 26.04 n'ait pas pu se tenir du fait de la fermeture de l'aéroport et soutenant que les vols commerciaux avaient repris à l'aéroport de [Etablissement 1] et que les perspectives d'éloignement étaient donc réelles.