EXPOSÉ DU LITIGE
Madame [P] [U] a acquis de la Sasu Discount Auto 86 le 18 novembre 2022 au prix de 5 000 euros un véhicule Ford 'Fiesta' dont la première mise en circulation datait du 18 décembre 2009.
Elle a saisi le tribunal judiciaire de Poitiers selon la procédure orale sans représentation obligatoire d'une action visant au principal à voir prononcer la résolution de la vente et à entendre condamner la demanderesse à lui rembourser le prix payé, sollicitant subsidiairement le coût de réparation du véhicule à dire d'expert amiable, et en tout état de cause le remboursement des frais de carte grise et des cotisations d'assurance payées depuis novembre 2022 ainsi que l'indemnisation de ses préjudice de jouissance et moral, outre condamnation aux dépens et à indemnité pour frais irrépétibles.
La Sasu Discount Auto [Cadastre 1] a sollicité le renvoi de l'affaire à une audience du tribunal judiciaire de Poitiers tenue conformément à la procédure écrite et réclamé 1 000 euros d'indemnité en application de l'article 700 du code de procédure civile, demandant subsidiairement au tribunal s'il retenait sa compétence de la mettre alors en demeure de conclure sur le fond.
Par jugement du 4 juillet 2025, le tribunal judiciaire de Poitiers, après avoir dit dans les motifs de sa décision que la procédure était devenue écrite au sens de l'article 446-2, alinéa 2, du code de procédure civile puisque toutes les parties avaient conclu par écrit, retenu que la compétence matérielle était celle d'une juridiction et non pas de la formation d'une juridiction, et dit qu'il n'était pas lié par le choix de la défenderesse de ne pas défendre subsidiairement sur le fond, a :
-prononcé la résolution de la vente du véhicule conclue entre les parties le 18 novembre 2022,
-condamné la Sasu Discount Auto [Cadastre 1] à régler à [P] [U] les sommes de :
.5 000 euros au titre du prix du véhicule,
.155 euros au titre de la carte grise,
.678,83 euros au titre des cotisations d'assurances payées de novembre 2022 à mars 2024,
.2 500 euros en réparation du préjudice de jouissance,
.700 euros au titre du préjudice moral,
-alloué à Mme [U] le bénéfice de l'anatocisme,
-condamné la société Discount Auto [Cadastre 1] aux dépens et à régler à Mme [U] 1 800 euros d'indemnité au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
La Sasu Discount Auto [Cadastre 1] a relevé appel de ce jugement par déclaration du 19 août 2025.
Mme [U] a saisi le conseiller de la mise en état par conclusions par la voie électronique transmises le 15 janvier 2026 d'un incident tendant à voir :
-déclarer irrecevable l'appel nullité de la Sasu Discount Auto [Cadastre 1],
-condamner celle-ci à lui payer 1 500 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens.
Faisant valoir que l'appelante a formé un 'appel-nullité', elle soutient que celui-ci est irrecevable car il a un caractère subsidiaire et n'est pas recevable lorsqu'une voie de recours est possible, comme en l'espèce où la Sasu Discount Auto [Cadastre 1] disposait d'une voie de recours contre le jugement du tribunal judiciaire.
La Sasu Discount Auto [Cadastre 1] a transmis le 5 mars 2026 par la voie électronique des conclusions sur incident pour demander au conseiller de la mise en état :
-de débouter madame [U] de l'ensemble de ses conclusions d'incident,
-de la condamner à lui verser la somme de 2 000 euros au titre de ses frais irrépétibles ainsi qu'aux entiers dépens de l'incident.