EXPOSE DU LITIGE
Suivant acte notarié reçu le 4 juillet 2011 par Me [H] notaire à [Localité 5] ([Localité 6]), M. [F] [X] et Me [U] [P] épouse [X] (les époux [X]) ont acquis une maison située à [Localité 7] au numéro [Adresse 3], jouxtant la propriété de Mme [T] [B] épouse [V].
Se plaignant de ce que leur voisine - Mme [V] -avait fait réaliser des travaux consistant en la création d'une fenêtre offrant une vue droite sur leur propriété, les époux [X] ont fait assigner M. [A] [V] et Mme [T] [B] épouse [V], aux fins de remise en état des lieux.
Par jugement du 4 avril 2023, le Tribunal judiciaire d'Avignon a :
- Débouté M. et Mme [V] de leur demande d'expertise,
- Condamné Mme [T] [B] épouse [V] à supprimer la vue droite créée sur la façade ouest de sa maison, côté [Adresse 4], propriété cadastrée section D n° [Cadastre 1] donnant sur le fonds des époux [X], propriété cadastrée section BB n° [Cadastre 2],
- Dit que cette condamnation est assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, courant à compter du premier jour du quatrième mois suivant la signification du présent jugement et pendant un délai de trois mois, passé lequel délai il sera à nouveau statué sur l'astreinte,
- Débouté M. et Mme [X] de leur demande de remise en état du fenestron tel qu'il existait au préalable,
- Condamné Mme [B] épouse [V] à payer à M. et Mme [X] la somme de 1 500 euros à titre de dommages et intérêts,
- Débouté Mme [B] épouse [V] de sa demande de dommages et intérêts pour procédure abusive
- Condamné Mme [B] épouse [V] à payer à M. et Mme[X] la somme de 2 500 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile,
- Ordonné l'exécution provisoire du présent jugement,
- Condamné Mme [B] épouse [V] aux dépens de l'instance.
Par déclaration effectuée le 25 mai 2023, les époux [V] ont interjeté appel.
Suivant conclusions notifiées par voie dématérialisée le 6 janvier 2026, les époux [V] demandent à la cour de :
- Rejeter toutes demandes et prétentions des époux [X] comme injustes et mal fondées,
- les condamner solidairement à leur verser
* la somme de 2.000€ à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive,
*la somme de 3.000€ au titre de l'article 700 du Code de procédure civile,
ainsi qu'aux entiers dépens de première instance et d'appel.
- subsidiairement avant dire droit, ordonner une mesure d'expertise judiciaire aux frais
avancés des époux [X] et à défaut aux frais avancés des époux [V]
Les appelants affirment que la fenêtre litigieuse réalisée en 1975 n'a jamais changé ni d'emplacement, ni de dimensions . Ils soutiennent avoir acquis par usucapion l'autorisation de vue . Ils soulignent que cette ouverture n'a jamais été remise en cause par les époux [X] jusqu'en 2021.
Suivant conclusions notifiées par voie dématérialisée le 7 janvier 2026, les époux [X] demandent à la cour de :
- confirmer le jugement rendu le 4 avril 2023 par le Tribunal judiciaire d'Avignon, sauf à porter à 50.000 euros le quantum des dommages et intérêts leur revenant .
- débouter Madame [T] [B] épouse [V] et Monsieur [A] [V] de toutes leurs demandes, fins et conclusions,
- Condamner Madame [T] [B] épouse [V] et Monsieur [A] [Y] leur payer la somme de 3 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile
- Condamner Madame [T] [B] épouse [V] et Monsieur [A] [Z] dépens de l'appel, distraits au profit de Maître Christian Mazarian
Les intimés soutiennent que les époux [V] ont déplacé et agrandi le jour de souffrance existant, créant une vue directe et plongeante sur leur jardin. Ils affirment que le fenestron d'origine se trouvant au niveau des poutres du plafond ne permettait pas d'avoir une vue directe sur leur jardin.
Ils estiment que cette vue est de nature à dévaloriser leur propriété qu'ils ont mise en vente.
La clôture de la procédure a été fixée au 8 janvier 2026.
L'affaire a été fixée à l'audience de plaidoirie du 29 janvier 2026 et mise en délibéré par mise à disposition au 26 mars 2026