Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour de cassation, cr, 12 mai 2026 — n° 26-81.077

Qpcother Publication : b ECLI : ECLI:FR:CCASS:2026:CR00776

Synthèse de la décision

Question juridique

Les dispositions de l'article 224-1 du code pénal méconnaissent-elles le principe de nécessité des peines garanti par l'article 8 de la Déclaration de 1789 ?

Principe retenu

La question prioritaire de constitutionnalité ne peut être transmise au Conseil constitutionnel que si la disposition contestée est applicable au litige ou à la procédure. En l'espèce, la disposition contestée ne constitue pas le fondement de la poursuite.

Faits clés

  • M. [B] [A] a formé un pourvoi contre un arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.
  • Il est accusé de tentative d'arrestation, enlèvement, détention ou séquestration arbitraire en bande organisée.
  • Une question prioritaire de constitutionnalité a été soulevée concernant l'article 224-1 du code pénal.
  • La disposition contestée prévoit une peine criminelle pour la tentative d'infraction sans privation de liberté.
  • La cour a jugé que la disposition contestée n'était pas applicable au litige.

Motivations de la décision

1. La question prioritaire de constitutionnalité est ainsi rédigée : « Les dispositions de l'article 224-1 du code pénal, en ce qu'elles répriment d'une peine criminelle de vingt années de réclusion criminelle la tentative d'arrestation, enlèvement, détention ou séquestration n'ayant effectivement conduit à aucune privation de liberté, tandis qu'elle réprime d'une peine délictuelle de cinq années d'emprisonnement la commission effective de l'infraction d'arrestation, enlèvement, séquestration ou détention lorsque la personne a été libérée volontairement avant le septième jour, méconnaissent-elles le principe de nécessité des peines garanti par l'article 8 de la Déclaration de 1789 ? » 2. La disposition contestée n'est pas applicable au litige ou à la procédure et ne constitue pas le fondement de la poursuite, laquelle concerne des faits de tentative d'arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire en bande organisée prévus et punis par les articles 121-4 et 224-5-2 du code pénal. 3. Il n'y a donc pas lieu de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel.

Dispositif

PAR CES MOTIFS, la Cour : DIT N'Y AVOIR LIEU DE RENVOYER au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président en audience publique du douze mai deux mille vingt-six.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.