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Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 14 mai 2026 — n° 26/02684

Irrecevabilite

Synthèse de la décision

Question juridique

L'appel d'une décision de prolongation de rétention administrative est-il irrecevable en raison du non-respect du délai de 24 heures ?

Principe retenu

L'article L 743-23, alinéa 1, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet au premier président de la cour d'appel de rejeter les déclarations d'appel manifestement irrecevables. Le délai pour interjeter appel est de 24 heures à compter de la notification de la décision, et ce délai s'applique au retenu et non à son conseil.

Faits clés

  • M. [O] [K] [X] [V] a été retenu au centre de rétention administrative.
  • Une ordonnance de prolongation de sa rétention a été rendue le 11 mai 2026.
  • M. [O] [K] [X] [V] a interjeté appel le 12 mai 2026 à 15h15.
  • L'appel a été fait plus de 24 heures après la notification de la décision.
  • La décision contestée a été notifiée en présence de M. [O] [K] [X] [V] et de son conseil.

Articles cités

article L 743-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Dispositif

ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance. Fait à [Localité 2] le 14 mai 2026 à 09h31 LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT, REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS : Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Notification effectuée aux parties par LRAR ou télécopie et/ou courriel.

Exposé du litige

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE PARIS L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ORDONNANCE DU 14 MAI 2026 (1 pages) Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 26/02684 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNG4N Décision déférée : ordonnance rendue le 11 mai 2026, à 10h49, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux Nous, Camille Soulas, vice-présidente placée à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Camille Besson, greffière au prononcé de l'ordonnance, APPELANT : M. [O] [K] [X] [V] né le 01 septembre 1992 à [Localité 1], de nationalité capverdienne RETENU au centre de rétention : [Adresse 1] Informé le 13 mai 2026 à 11h05, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de son appel, en application des dispositions de l'article R 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile INTIMÉ : LE PREFET DU VAL DE MARNE Informé le 13 mai 2026 à 11h05, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de l'appel, en application des dispositions de l'article R 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience ORDONNANCE : contradictoire - Vu l'ordonnance du 11 mai 2026 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Meaux déclarant la requête du préfet du Val de Marne recevable et la procédure régulière et ordonnant une troisième prolongation de la rétention de M. [O] [K] [X] [V] au centre de rétention administrative n°3 du [Etablissement 1], ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée de trente jours à compter du 11 mai 2026 ; - Vu l'appel interjeté le 12 mai 2026, à 15h15, par M. [O] [K] [X] [V] ;

Motivations de la décision

SUR QUOI, Aux termes de l'article L 743-23, alinéa 1, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le premier président de la cour d'appel ou son délégué peut, par ordonnance motivée et sans avoir préalablement convoqué les parties, rejeter les déclarations d'appel manifestement irrecevables. Dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice il y a lieu de faire application de cet article. En l'espèce, la décision contestée a été rendue le 11 mai 2026 10h49, en présence de Monsieur [O] [K] [X] [V], à qui elle a été immédiatement notifiée, en présence de son conseil. Monsieur [O] [K] [X] [V] a interjeter appel le 12 mai 2026 à 15h15, au-delà du délai de 24h, le report pour notification n'étant prévu par le texte précité que pour le retenu et non pour son conseil. L'appel est donc irrecevable comme étant hors délai. PAR CES MOTIFS REJETONS la déclaration d'appel,
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