FAITS ET PROCÉDURE
Par acte sous seing privé du 8 février 2021, M. [B] [P], représenté par M. [R] [W], a promis de vendre à la société Gwad Patrimoine consulting, représentée par son gérant, M. [A] [O], qui a accepté, deux terrains sis à [Localité 3][Adresse 3], d'une contenance de 5 907 m² et 3 024 m², respectivement cadastrés sous les numéros BL [Cadastre 1] et BL [Cadastre 2] au prix de 330 000 euros. Un nouveau compromis de vente a été signé le 15 mai 2021 entre M. [P], représenté par M. [W], et la société B Antilles [I] TP, représentée par son gérant, M. [O] stipulant la prorogation de la promesse du 8 février 2021, les conditions de la promesse de vente initiale restant inchangées. Par lettre recommandée avec accusé de réception datée du 9 septembre 2021, distribuée le 10 suivant, M. [P], par l'intermédiaire de son mandataire, M. [W], a notifié à la société B Antilles [I] TP la caducité de la promesse de vente.
Par acte d'huissier du 16 mars 2022, M. [P] a fait assigner la société B Antilles [I] TP devant le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre pour obtenir l'annulation de la promesse de vente, en tout état de cause, le prononcé de la résolution de la promesse de vente aux torts de la société B Antilles [I] TP, la condamnation de la société B Antilles [I] TP à lui payer la somme de 16'500 euros représentant 5 % du prix de vente ainsi que 2000 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile. La société B Antilles [I] TP demandait reconventionnellement de rejeter les demandes adverses, d'ordonner la signature de l'acte authentique de vente conforme à la promesse synallagmatique de vente du 15 mai 2021 et d'ordonner à M. [P] de réaliser à ses frais le chemin d'accès à la parcelle objet de la vente et d'obtenir l'autorisation nécessaire à sa réalisation et à titre subsidiaire, la condamnation de M. [P] au paiement de 16 500 euros de dommages et intérêts.
Par jugement du 26 septembre 2024, le tribunal a constaté la caducité de la promesse de vente conclue le 15 mai 2021 par M. [B] [P] et la société B Antilles [I] TP, condamné M. [B] [P] à rembourser à la société B Antilles [I] TP la somme de 16'500 euros versée par elle à titre d'acompte, condamné la société B Antilles [I] TP à payer à M. [B] [P] la somme de 2000 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile, rejeté les autres demandes et condamné la société B Antilles [I] TP aux dépens.
Par déclaration du 17 mai 2025, la société B Antilles [I] TP a interjeté appel de ce jugement dans les termes suivants : « Objet/portée de l'appel : Appel limité aux chefs de jugement expressément critiqués. La société Antilles [I] TP interjette appel de la décision du 26 septembre 2024 afin d'infirmation en ce qu'elle a constaté la caducité de la promesse de vente conclue le 15 mai 2021 par Monsieur [B] [P] et la société B Antilles [I] TP. ».
Suivant avis du greffe du 18 juin 2025 portant avis de non constitution, la déclaration d'appel a été signifiée par acte de commissaire de justice du 17 juillet 2025. M. [B] [P] n'a pas constitué avocat.
L'ordonnance de clôture a été rendue le 1er décembre 2025 renvoyant l'affaire pour dépôt des dossiers au 2 février 2026, date à laquelle le délibéré a été fixé au 27 avril 2026, prorogé au 18 mai 2026, pour raisons de service.
MOYENS ET PRÉTENTIONS DE L'APPELANTE
Selon ses dernières conclusions reçues par voie électronique le 8 août 2025 et signifiées le 29 août 2025, en application des dispositions de l'article 659 du code de procédure civile, auxquelles il convient de se référer pour plus ample exposé de ses moyennes procédures, la société B Antilles [I] TP demande à la cour de :
- prononcer la vente parfaite au 30 septembre 2022 ;
- ordonner la signature de l'acte authentique de vente conforme à la promesse synallagmatique du 15 mai 2021 sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la première convocation du notaire ;