Cour d'appel, chambre Économique, 21 mai 2026 — n° 24/02785
Synthèse de la décision
Question juridique
Comment une cour d'appel peut-elle rectifier une erreur matérielle dans un arrêt antérieur ?
Principe retenu
Les erreurs et omissions matérielles qui affectent une décision peuvent être réparées par la juridiction qui l'a rendue, même si celle-ci est passée en force de chose jugée. La rectification doit être effectuée après avoir entendu les parties.
Faits clés
- La SA Consumer finance a interjeté appel d'un jugement du 5 avril 2024.
- Un arrêt rendu le 25 novembre 2025 a infirmé ce jugement.
- Une erreur matérielle a été identifiée concernant la date du jugement infirmé.
- La SA Consumer finance a demandé la rectification de cette erreur.
- La cour a statué sur la requête en rectification le 21 mai 2026.
Articles cités
article 462 du code de procédure civile
Dispositif
PAR CES MOTIFS
La cour statuant publiquement par arrêt par défaut rendu par mise à disposition au greffe,
Fait droit à la requête en rectification d'erreur matérielle.
Dit qu'au dispositif de l'arrêt de la cour d'appel d'Amiens en date du 25 novembre 2025, la mention':
«'Infirme le jugement rendu le 3 mars 2023 par le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Senlis, en toutes ses dispositions'».
Sera remplacée par la mention suivante':
Infirme le jugement rendu le 5 avril 2024 par le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Senlis, en toutes ses dispositions.
Dit que la présente décision sera mentionnée sur la minute et les expéditions de l'arrêt en date du 25 novembre 2025.
Laisse les dépens à la charge de l'État.
La Greffière, La Présidente,
Exposé du litige
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DELIBERE :
Mme Florence MATHIEU en a rendu compte à la cour composée de :
Mme Florence MATHIEU, présidente de chambre,
Mme Odile GREVIN, présidente de chambre,
Mme Valérie DUBAELE, conseillère,
qui en ont délibéré conformément à la loi.
PRONONCE :
Le 21 Mai 2026 par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au 2ème alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ; Florence MATHIEU, présidente a signé la minute avec Madame Elise DHEILLY, greffière.
Motivations de la décision
*
* *
DECISION
Par jugement réputé contradictoire rendu le 5 avril 2024, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Senlis a, avec le bénéfice de l'exécution provisoire, débouté la SA Consumer finance de toutes ses demandes formées à l'encontre de M. [A] [L] et l'a condamnée aux dépens.
Par un acte en date du 12 juin 2024, la SA Consumer finance a interjeté appel de ce jugement.
Par un arrêt rendu par défaut le 25 novembre 2025, cette cour a infirmé le jugement rendu le 3 mars 2023 par le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Senlis, en toutes ses dispositions, et statuant à nouveau a':
- déclaré la SA Consumer finance recevable en son action en paiement formée à l'encontre de M. [A] [L].
- condamné M. [A] [L] à payer à la SA Consumer finance la somme de 18.280,32 euros, avec intérêts au taux contractuel de 4,2'% sur la somme de 16.969,26 euros et au taux légal sur le surplus, à compter du 3 février 2023, date de la mise en demeure.
- débouté la SA Consumer finance de sa demande en paiement à titre d'indemnité pour frais irrépétibles exposés en première instance et en appel.
- condamne M. [A] [L] aux dépens de première instance et d'appel et autorisé la SCP Lusson & Catillon, avocats, à les recouvrer directement dans les formes et conditions de l'article 699 du code de procédure civile.
Par requête en date du 31 mars 2026, la SA Consumer finance a demandé que soit rectifiée l'erreur matérielle contenue dans le dispositif de l'arrêt du 25 novembre 2025 en ce qu'il est mentionné dans le dispositif de l'arrêt l'infirmation du jugement rendu le 3 mars 2023 par le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Senlis aux lieu et place du jugement rendu le 5 avril 2024 par le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Senlis, ce qui pose une difficulté d'exécution.
Les conseils des parties ont été avisés par avis RPVA du 28 avril 2026 de la fixation de l'examen de la requête en rectification d'erreur matérielle à l'audience du 19 mai 2026.
L'affaire a été mise en délibéré au 21 mai 2026.
MOTIFS DE LA DECISION
En application de l'article 462 du code de procédure civile les erreurs et omissions matérielles qui affectent une décision même passée en force de chose jugée peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendue ou par celle à laquelle elle est déférée selon ce que le dossier révèle ou à défaut ce que la raison commande.
Par ailleurs le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.
Il ressort des pièces produites que le dispositif de l'arrêt dont s'agit est affecté d'une erreur de plume s'agissant de la date du jugement infirmé qu'il convient de réparer selon les modalités précisées au dispositif du présent arrêt.
Eu égard à la nature de l'affaire, il convient de laisser les dépens à la charge de l'État.
Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement
Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif.
Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique,
consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.