COUR D'APPEL DE RENNES
N° 216
N° RG 26/00311 - N° Portalis DBVL-V-B7K-WOGK
JURIDICTION DU PREMIER PRÉSIDENT
O R D O N N A N C E
articles L 741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Nous, Jean-Denis BRUN, conseiller à la cour d'appel de RENNES, délégué par ordonnance du premier président pour statuer sur les recours fondés sur les articles L.741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assisté de Morgane LIZEE, greffière,
Statuant sur l'appel formé le 26 Mai 2026 à 15h16 par courriel de la CIMADE
pour :
M. [E] [M]
né le 12 Octobre 2007 à [Localité 1] (MAROC)
de nationalité Marocaine
ayant pour avocat Me Myriem OUESLATI, avocat au barreau de RENNES
d'une ordonnance rendue le 25 Mai 2026 à 12h46 par le magistrat en charge des rétentions administratives du Tribunal judiciaire de RENNES qui a ordonné la prolongation du maintien de M. [E] [M] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée maximale de trente jours à compter du ;
En présence de Mme [W] représentant de la PREFECTURE DU FINISTERE, dûment convoqué,
En l'absence du procureur général régulièrement avisé,.
En présence de [E] [M], assisté de Me Myriem OUESLATI, avocat,
Après avoir entendu en audience publique le 27 Mai 2026 à 10 H 30 l'appelant assisté de son avocat et le représentant du préfet en leurs observations,
Avons mis l'affaire en délibéré et ce jour, avons statué comme suit :
Monsieur [E] [M] fait l'objet d'un arrêté rendu par le Préfet du Finistère en date du 22 décembre 2025, notifié le 30 décembre 2025 à l'intéressé, portant obligation de quitter le territoire français.
Monsieur [E] [M] a fait l'objet d'un arrêté du Préfet du Finistère le 24 avril 2026, notifié le même jour, portant placement en rétention administrative, au centre de rétention administrative (CRA) de [Localité 2] pour une durée de 96 heures.
Par requête en date du 27 avril 2026, Monsieur [E] [M] a contesté la légalité de l'arrêté de placement en rétention administrative.
Par requête motivée en date du 27 avril 2026, reçue le jour même au greffe du tribunal judiciaire de Rennes, le représentant du préfet du Finistère a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rennes d'une demande de prolongation pour une durée de 26 jours de la rétention administrative de Monsieur [E] [M].
Par ordonnance rendue le 29 avril 2026, le magistrat du siège du Tribunal judiciaire de Rennes a constaté l'irrégularité de la procédure, dit n'y avoir lieu à prolongation de la rétention administrative de l'intéressé, mis fin à la rétention administrative de Monsieur [E] [M] et condamné le Préfet du Finistère à payer au conseil de l'intéressé la somme de 400 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par ordonnance rendue le 30 avril 2026, le magistrat délégué par le premier président de la cour d'appel de Rennes à infirmé l'ordonnance précitée et a fait droit à la requête en prolongation du Préfet retenant que l'intéressé, ayant reçu notification de ses droits lors de son placement en rétention puis de nouveau lors de son arrivée au CRA, ne pouvait se prévaloir d'une atteinte substantielle à ses droits, ce même en l'absence de document attestant d'une nouvelle notification de ses droits à son arrivée au LRA.
Par requête motivée reçue le 23 mai 2026 au greffe du tribunal judiciaire de Rennes, le représentant du Préfet du Finistère a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire de rennes d'une nouvelle demande de prolongation pour une durée de 30 jours de la rétention administrative de Monsieur [M].
Par ordonnance rendue le 25 mai 2026, le magistrat du siège du Tribunal judiciaire de Rennes a fait droit à la requête du Préfet la déclarant recevable et rejetant le défaut de pièces justificatives utiles.