Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 29 Mai 2026.
ARRÊT
Par acte authentique du 31 mai 2013, MM. [G] [V] et [K] [V] ont acquis de la société [Localité 3] [M], en l'état futur d'achèvement, un appartement et un parking au sein de l'ensemble immobilier [Adresse 5], situé à [Localité 2] au [Adresse 6].
La livraison est intervenue le 16 mai 2014, avec réserves.
Par acte du 23 novembre 2018, MM. [G] et [K] [V] ont assigné la société [Localité 3] [M], aux fins de voir ordonner une expertise.
Par jugement du 5 mars 2021, le tribunal judiciaire de Grasse a :
- jugé irrecevables les demandes de MM. [G] [R] et [K] [L] [V] comme atteintes par la forclusion ;
- condamné solidairement MM. [G] [R] et [K] [L] [V] à payer à la société [Localité 3] [M] la somme de 2 500 euros par application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile ;
- condamné solidairement MM. [G] [R] et [K] [L] [V] aux dépens, avec bénéfice de distraction au profit de Maître Bemard Rossanino, avocat ;
- jugé n'y avoir lieu à exécution provisoire.
MM. [G] et [K] [V] ont relevé appel de cette décision le 15 juin 2021.
Vu les dernières conclusions de M. [G] [V] et M. [K] [V], notifiées par voie électronique le 28 janvier 2026, aux termes desquelles il est demandé à la cour de :
-réformer le jugement déféré en ce qu'il a déclaré irrecevables les demandes présentées,
Statuant à nouveau,
-désigner tel expert judiciaire qu'il plaira avec pour mission :
-se rendre sur les lieux au sein de l'appartement de MM. [G] [R] et [K] [L] [V], sis [Adresse 6] à [Localité 4] après y avoir convoqué les parties ; visiter les lieux et les décrire,
-se faire communiquer et prendre connaissance de tous les documents contractuels, administratifs, et techniques utiles à l'exécution de sa mission,
-convoquer les parties et entendre leurs explications,
-visiter l'immeuble, vérifier si les désordres, inachèvements, malfaçons et non- conformités allégués et tels que listés dans les dernières conclusions des consorts [S] [H] ainsi que sur le procès-verbal de constat d'huissier de Maître [J] du 23 mars 2017 et le rapport d'expertise de M. [E] [F] du 19 avril 2018, existent, et dans ce cas, les décrire et en déterminer la nature et l'origine,
-préciser, dans la mesure du possible, la date d'apparition des désordres, malfaçons, inachèvements et non-conformités dans toutes leurs composantes (date des premières manifestations, causes et conséquences, aggravations éventuelles depuis la réception des travaux),
-dire si ces désordres constituent des dommages qui affectent l'ouvrage litigieux dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination ou en diminuent l'usage,
-dire si les travaux de construction de l'appartement litigieux, dans toutes ses composantes, ont été exécutés conformément aux règles de l'art,
-indiquer les travaux propres à remédier aux désordres constatés et à leurs conséquences dommageables, et en évaluer le coût et les délais prévisibles d'exécution,
-fournir tous éléments permettant d'apprécier le cas échéant les responsabilités encourus et les préjudices subis, y compris le préjudice éventuel de jouissance,
-s'expliquer techniquement dans le cadre des chefs de mission ci-après, sur les dires et observations des parties qu'il aura recueillis après leur avoir indiqué à quel point il en est arrivé dans ses investigations, en faisant précéder ses conclusions de la diffusion d'une note de synthèse,
-dire que l'expert devra adresser rapport de ses opérations pour être déposé au greffe de la cour d'appel dans le délai de 6 mois à compter de l'avis de versement de la consignation, après en avoir adressé un exemplaire à chacune des parties en cause.
-réformer le jugement déféré en ce qu'il a condamné MM.